Lundi 24 mars 2008
Je viens de découvrir que pour m’autoriser à m’aimer, ou plutôt pour avoir une bonne opinion de moi-même, je crois que je dois faire certaines choses, et être d’une certaine manière.
Ce qui me permet de mesurer ma conception véritable de “l’amour”!!! J’ai tout à apprendre sur l’amour véritable! La manière dont je suis avec moi-même révèle mon approche de ce que moi j’appelle l’amour, et san doute, hélas, pourquoi “j’aime” les autres… parce qu’ils font certaines choses et qu’ils sont d’une certaine manière!
Là, il s’agit de préférences, de résonnances, mais pas d’amour. Je comprends pourquoi la toute première caractéristique de l’amour, dans les Evangiles (1 Corinthiens 13), c’est la patience. Car être patient, c’est accepter serienement qu’une personne ne soit pas comme je voudrais qu’elle soit, qu’une circonstance n’aille pas dans le sens que je désire ou de ce que j’avais prévu. N’est-ce pas cela, l’amour inconditionnel?
Je confonds “bonne opinion de” (ego) et amour. Voir, apprécier la valeur de l’autre, simplement parce qu’il existe.
Tant que je ne m’aimerai pas inconditionnellement, je ne saurai pas ce qu’est vraiment l’amour. En vérité, l’ego fait tout pour avoir une bonne opinion de lui-même, pour fabriquer l’image qu’il désire en fonction de ses propres critères. Alors que l’amour laisse ce qui est là être et s’exprimer, en toute liberté!
Pour avoir une “bonne opinion de moi-même”, je “m’oblige à...” Pour me donner de l’amour à moi-même, je “me permets de”, je “m’autorise à “.
Aimer, c’est laisser libre. La bonne opinion, c’est se conformer, s’enfermer dans une image.