Lundi 3 mars 2008
C’est l’ego qui est à la source de cette dépendance affective que j’ai pour mon Bien-aimé.
Faire attention à lui, c’est le faire exister.
Le bon côté de cette dépendance, le côté lumineux , c’est que cela m’apprend à redirigier cette attente vers mon Dieu intérieur, vers mon Moi profond.
Toute cette attention que quémande le petit moi, que je la demande à Dieu et aussitôt je ressens qu’elle est là. Ma vie même est la preuve de l’attention aimante de Dieu.
Tout ce besoin d’attention, surtout de la part de mon Bien-aimé, que je me la donne à moi-même, en étant attentive à tout ce qui se passe en moi, afin que la Lumière de la Conscience chasse toutes les ténèbres.
Parle-tu de l’égo au sens spirituel qui est biensur “l’ego serait la représentation fausse qu’un individu se ferait de lui-même. Cette représentation ferait écran à la vraie nature de l’homme.”
ou alors celui philosophique qui es “Ce qui peut nous amener à dire, dans une conception de la conscience de soi, que l’ego est un je sans la conscience.”
merci
Je ne comprends pas très bien le sens philosophique, et je parle toujours au niveau spirituel, mais il me semble que la version philosophique dit la même chose.
Un je sans conscience d’être est un faux” je”, un” je” mental, ce qui est la définition spirituelle de l’ego.
Il faut comprendre que nous ne pouvons jamais faire l’expérience de plusieurs identifications. Nous sommes toujours identifié à un seul “je”.
En général, au corps, aux pensées, au émotions.
En cours de chemin, nous commençons à nous identifier à notre âme.
Pour finalement nous réaliser, c’est-à-dire nous identifier à ce que nous sommes vraiment : Pure conscience infinie, sans commencement ni fin, ce que certains appellent Dieu.
Il est capital de comprendre que cette ultime identification ne vient pas elle aussi d’un mouvement mental, d’une pensée, comme pour le faux-moi ou l’âme, car sinon ce serait encore une illusion, une projection.
Cette ultime identification est notre état naturel, notre vraie nature, comme tu le dis bien, qui se dévoile lorsqu’on s’est débarrassé, libéré, des fausses identifications.
Comme dans la croyance en Dieu. C’est en se déconditionnant, en nettoyant le mental des fausses croyances qu’on a sur Dieu, que Sa véritable nature se révèlent.
Quelqu’un a dit : Dieu ne se prouve pas, Il s’éprouve.
Et un autre : Si on pouvait prouver Dieu, il ne serait pas Dieu.
Merci à toi aussi pour tes commentaires pertinents.