
Les lois, les commandements, les règles, les limitations sont nécessaires pour ceux qui sont coupés de leur Véritable Nature, la Vérité à l’intérieur.
Elles empêchent les pires excès de l’ego, et parfois elles ne font même pas cela.
“Aime, et fais ce que tu veux” à dit Saint Augustin.
Les mots ne peuvent pas être plus près de la vérité que cela.
Eckhart Tolle, extrait de “La nouvelle Terre”.
Faut-il encore savoir aimer lénah pour avoir asser de discernement sur tout ce qui nous est proposer sur notre jolie terre.
Car malheureusement beaucoup d’homme à cause de cette égo, parte sur une voix sans issu et biensur font certains excés !!!!
Mon égo a moi je peux maintenant le gérer depuis un certain temps et je peux me remercie car je pourrais faire beaucoup d’excés avec celui-la hi hi hi
Il m’a dejà causé quelques belles baguarre intèrieurs.
Mais le gagnant c’est moi et rien que moi !!!
david
Je comprends ce que tu veux dire, David, parce que j’ai fonctionné ainsi un long moment… avant de comprendre que la vie n’est pas une lutte, mais un jeu.
Avant de comprendre aussi que l’ego n’est pas une réalité mais une ombre, le miroir de nos croyances.
Plus on se bat contre l’ego, et plus on lui donne une consistance, une réalité. “Ce à quoi tu résistes, persistes”.
N’oublions pas que l’ego n’est pas une entité, mais simplement une PENSEE qui se prend pour une entité.
Juste une pensée…
Pour moi, se battre contre l’ego, c’était résister à tout ce que je jugeais “mal”, “mauvais” en moi, jusqu’à ce que je comprenne que ces tendances n’étaient pas moi, mais juste des manifestations de peur issues de pensées fausses dans le mental.
Et donc à présent, j’essaye d’accueillir ces manifestations avec gratitude , parce qu’elles me permettent de démasquer les croyances fausses qui dorment en moi.
Je ne les combats plus, je les observe simplement avec amour et compassion, comme faisant partie du faux-moi, qui souffre et se débat, et si je les accueille totalement, si je me laisse traverser par elle en restant simplement le Témoin, la Lumière de cet acte conscient suffit à les faire disparaître d’elles-même très rapidement.
On n’a pas à se battre contre l’ego ou à chercher à le détruire, juste à l’abandonner et à se détourner de lui, à ne plus l’écouter ou croire à ses jérémiades.
Chaque fois qu’on se bagarre contre lui, on lui donne à manger.
C’est comme si on avait le dos tourné au soleil, et qu’on se battait contre l’ombre en face de nous.
La seule chose à faire, c’est se retourner face à la Lumière, se rappeler notre Vérité, se recentrer sur notre Être.
Si on peut faire cela à chaque instant, l’ego va mourir de faim.
Tu as toujours été TOI, David, c’est juste que tu as oublié.
Et pareil pour moi.
Divinamicalement,
Lénah
Bonjour Lénah,
“Les lois, les limitations (…) empêchent les pires excès de l’ego, et parfois elles ne font même pas cela” dit à juste titre Eckhart Tolle
Oui parce qu’avec le soi tout développement sera toujours à l’horizontal avec son lot d’expériences duelles qui se manifestent encore et encore à l’identique. On tourne en rond, les progressions ne sont qu’illusoires.
Alors qu’avec la conscience de notre véritable nature, chaque victoire est définitive et l’on construit véritablement une nouvelle réalité d’être qui participe consciemment à la création.
Affectueusement
C’est vrai Ambre. Les rites “dégrossissent” un peu le mental, le purifient, afin qu’il puisse se taire un peu et laisser entendre la voix de Qui Nous Sommes.
J’aime bien quand tu parles du développement horizontal. Aucune pensée ne peut se “réaliser”, une pensée restera toujours une pensée. On veut dépasser l’illusion – qui vient du mental – par le mental!
La vérité est au-delà.
Divinamicalement,
Lénah
Bonsoir Lénah,
Tu as dit qu’il ne fallait pas combattre l’ego, mais plutot ne plus l’écouter… Depuis un petit bout de temps, j’essaie de retrouver ma veritable nature, enlevée enfin de toutes ces illusions… Mais je t’avoue que ce n’est vraiment pas facile, je sens très souvent mon mental qui veut reprendre des forces par n’importe quel moyen! Et c’est vrai, que j’ai souvent voulu le combattre… c’est peut etre pour ça qu’il crée encore tant de probleme en moi.
Tu vas peut etre trouver ma question bizarre, mais comment fait tu pour ne pas écouter ton ego sans le combattre?
Merci d’avance pour ta réponse
Tendrement
pg
Hello Pg,
Merci pour ta question que je trouve essentielle pour la connaissance de soi.
Tout d’abord, ce que j’ai dis n’est pas LA vérité, mais c’est ma vérité, ce que j’ai observé en moi qui fonctionne pour moi et me rapproche de moi-même et de l’expérience de la Paix.
Retrouver ta véritable nature, Pg, c’est la plus belle des aventures! Et je dirais que c’est le but du Jeu de la vie. “Conversations avec Dieu” dit que chaque fois qu’on fait l’expérience de Qui on est vraiment, c’est Dieu qui fait l’expérience de Lui-même à travers nous…
Tout d’abord, concernant ce que tu as écris, je ferai une distinction entre le mental et l’ego.
Le mental peut se définir par la mises en mots ou en images de toutes nos expériences, ce que nous vivons, ressentons, nous rappelons, etc… Par exemple, nous faisons l’expérience d’une chute, nous ressentons de la douleur, et un quart de seconde après, nous formulons : JE me suis fait mal, JE suis tombé.
Tu vois que dans ce cas-ci, la pensée n’est pas d’une très grande utilité, elle renforce même l’illusion, parce que ce qui est tombé, ce n’est pas nous, c’est ce corps, et ce qui a mal, ce n’est pas nous non plus, notre essence, mais ce genou.
Mais parmi toutes les pensées que nous créons par myriades au cours d’une journée, il y a cette pensée récurrente, qui se “colle” à tout ce que nous vivons en s’y identifiant : JE me suis fait mal, JE suis tombé. C’est MOI.
Il serait beaucoup plus juste de dire : ce corps est tombé et je suis le témoin d’une sensation de douleur au niveau du genou.
Bon, je t’accorde que le Je est plus pratique, mais l’important est d’en être conscient.
Bref, l’ego peut se définir comme une simple pensée d’identification fausse à ce qui n’est pas nous.
Que fait-on quand on s’aperçoit qu’on s’est trompé, qu’on a cru en une pensée fausse? Par exemple, cette chose qui serpente dans le jardin et qui m’a fait peur n’est pas un serpent, mais une corde.
Et bien dès qu’on a réalisé notre erreur, on invalide notre pensée fausse précédente et on on reformule ce dont on a pris conscience : Ah oui! ce n’est qu’une corde.
Mais comme au premier coup d’œil la corde ressemble fichtrement à un serpent l, il nous faudra se RAPPELER sa vraie nature plusieurs fois chaque fois qu’on fait un tour dans le jardin avant de ne même plus avoir besoin d’y penser, parce que cela sera devenu une évidence.
C’est là une métaphore traditionnelle hindoue qui résume à mon sens très bien tout le travail spirituel de libération du faux-moi, de l’ego.
Le piège, surtout pour des “chercheurs spirituels” qui ont déjà emmagasinés pas mal de lectures et de connaissances, c’est de croire que formuler une pensée juste : je ne suis pas cette pensée, fait de nous un être évolué, un peu comme si on disait, par connaissance intellectuelle, ce n’est pas un serpent, mais une corde, bien qu’on voie toujours un serpent.
Ceci n’est que la réelle prise de conscience qui libère mais de formuler la vérité peut être une aide, si on ne s’illusionne pas soi-même, car c’est la perspective qui créé l’expérience. On ne voit que ce que l’on croit.
Pour reprendre cet exemple, concernant cette lutte dont tu parles, je crois qu’il est évident que de lutter contre la croyance “c’est un serpent” en se répétant, tout effrayé “ce n’est pas un serpent, ce n’est pas un serpent” ne risque pas de nous être d’une grande utilité tant qu’il ne fait pas assez clair dans le jardin de notre conscience pour voir très clairement la corde.
Et ce qui éclaire, c’est simplement l’observation de cette peur en nous, de ces pensées, c’est cela qui va aiguiser notre regard, car on a tendance à occulter et à fuir tout ce qui nous fait peur ou nous dérange. Mais si on ne craint pas de regarder en face ce qui se passe, tout devient plus clair.
L’ego est fabriqué par toutes nos pensées, opinions, souvenirs, peurs, etc… qui sont reliées entre elles par une pensée prédominante : c’est à MOI, c’est MOI.
L’ego se construit donc avec chaque nouvelle pensée qu’il s’approprie.
C’est pourquoi l’ego ne supporte pas les critiques, car remettre une de ses opinions en question, c’est comme retirer une brique à son fragile édifice.
QUI combat l’ego? Cette partie de l’ego qui se veut “spirituelle”, car Ce et Qui nous sommes vraiment n’a besoin de se battre contre rien, étant bien au-delà de tout cela.
Combattre l’ego, c’est donc rajouter des briques “spirituelles” à ce faux-moi.
Ne pas écouter l’ego, c’est comme se trouver près d’une bande de commères qui cancanent et n’y trouver aucun intérêt au point que cela devient un faible brouhaha. On les entends vaguement mais on n’écoute pas.
Combattre l’ego, se serait les agresser et les traiter de mégères et leur demander de se taire. Tu imagines leur réaction!
Plus on comprend comment fonctionne l’ego, et plus on prend du recul par rapport à cette pensée et plus on voit son aspect illusoire et donc on s’en détache, on le laisse parler et ça ne nous fait plus grand chose. Ce n’est plus nous qui parle, c’est un vieux disque rayé qui tourne.
Pour répondre (enfin!) à ta question, ce qui permet de prendre ce recul par rapport à l’ego, et donc de ne plus l’écouter comme une voix impérieuse, c’est l’observation vigilante, honnête, patiente et quasi-constante de ce qui se passe en nous qui va nous permettre de voir petit à petit ses rouages et ses failles.
Pour cela, la méditation m’aide beaucoup, car je me tiens là, et j’observe tranquillement sans juger, sans commenter tout ce qui passe dans le champs de la conscience. Les pensées qui tournent en rond, les émotions qui surgissent, les peurs, les rejets, etc… ça grouille la-dedans!
“Connais-toi toi-même” disait Socrate, et on cite rarement la suite de cette phrase “…et tu connaîtras l’Univers et les Dieux”.
Ai-je répondu à ta question?
Au plaisir de te lire,
Lénah
Bonsoir Lénah
Excuse moi de te répondre tardement tout d’abord!
J’aime bien quand tu parles des “pièges” pour les chercheurs spirituels, car en effet je pense être souvent tombée dedans! Après je m’en rends compte, et je m’enerve contre moi-même en me disant “mais pourquoi tu t’es faite piegée”! ou même pour d’autres situations, lorsque mes choix, mes paroles, mes réactions sont guidées par ces peurs, ces angoisses, je m’en rends pas compte sur le coup, mais après je suis enervée du pourquoi je me suis enervée dans tel ou tel situation… ahh ces comères (comme tu dis), c’est vrai que j’ai plus tendance à les agresser qu’à ne pas les écouter, parce que pour l’instant, ça parle très fort dans ma tête!
Je sens que si ça parle si fort dans ma tête, c’est parce que je me suis remise tres fort en question et mon ego ne supporte pas ça… du coup, il fait tout pour me dissuader, par n’importe quel moyen d’ailleurs! des bobos par çi, du mal-être par là… c’est comme si il avait peur de perdre “ses briques” et sa force.
Je vais essayer la méditation pour m’aider… Car j’ai tendance à être impatiente, probablement problème de mon ego aussi…
Merci de m’avoir lue et de m’avoir répondu
Tendrement
pg
Chère PG,
J’ai une bonne nouvelle à t’annoncer, qui j’espère te feras plaisir, comme elle m’a ravie le jour où je l’ai réalisé :
La vie n’est pas un combat, mais un jeu, pas une lutte, mais une re-création, pas souffrance mais expérience, une occasion toujours renouvelée d’être enfin Qui Tu es vraiment!
Tu as déjà fait un grand pas sur ton chemin intérieur, car tu as entendu l’appel de ton âme à grandir et évoluer qui se ressent dans l’ardeur de ta quête. Il faut beaucoup de vies et de courage avant d’arriver à commencer à se remettre en question et se poser la question de savoir s’il n’y a pas autre chose au-delà de notre vécu actuel.
Cette quête se manifeste pour la plupart d’entre nous, au début, par un désir ardent de “bien” faire, de cesser de “mal” agir, dans l’espoir que par cela nous deviendrons des êtres en paix.
Peut-être est-ce ce que tu vis, comme le laissent entrevoir tes mots comme “énervée”, “agresser”.
Le pas suivant, maintenant, si tu le désires, si c’est ton choix, c’est d’élever et changer ta vision sur la Vie/Dieu/l’Amour et commencer par le plus important : t’aimer toi-même inconditionellement
Cesser de te juger, de te critiquer, et de ne pas t’aimer si tu n’as pas été à la hauteur de l’image de toi que tu voudrais avoir ou être.
N’oublie pas que c’est l’ego qui voudrait que tu sois “spirituelle”, et qui se fâche, et s’énerve, car ainsi il pourrait troquer son costume de “personne banale” pour celle de “personne spirituelle”.
Cela fait très peu de temps que j’ai compris cela et je me suis aperçue que plus je m’en voulais de m’être “fait avoir” par mes peurs, mes conditionnements, mes illusions et oublis, plus cela renforçait l’ego, l’identification à cette fausse image, ce conglomérat de briques… et donc que cela m’éloignait encore plus de moi-même.
C’est l’ego qui râle parce qu’on n’a pas été “spirituellement correct”. Ce et Qui tu es vraiment n’est pas concerné, car au-delà de tous ces concepts binaires. (Bien/Mal)
Qu’importe à la page blanche qu’on gribouille sur elle ou qu’on trace de belles calligraphies, en dessous de ces marques d’encre, elle reste toujours immaculée.
Tu es cette page blanche et les mots sont toutes les pensées.
Tu ne fais rien de mal, rien de bien, donc aucune raison de
te fâcher contre toi-même, tu ne fais que des choix qui t’éloignent ou te rapprochent de Qui tu es et Qui tu veux être vraiment.
A présent, quand je réalise que je me suis “oubliée” et que j’ai laissé l’ego faire ses affaires, j’observe soigneusement les circonstances de ce qui s’est passé, jusqu’à dénouer les mécanismes qui m’y ont amenée et plus je les comprends, plus je prends du recul. J’utilise mes “défaillances” comme une force, une puissance d’éveil qui me motivent à ne pas prendre ce même chemin-là la prochaine fois.
Si tu dois aller quelque part, que tu tournes à gauche à l’intersection et que tu t’aperçois que ça ne t’amène pas là où tu voulais aller, la prochaine fois que tu iras là, tu te rappelleras que c’est à droite qu’il faut aller. A moins que tu oublies encore. Mais ce n’est pas grave. Au contraire, c’est bien, car ainsi tu feras encore plus attention la prochaine fois!
Dis-toi bien que ton mental mené par l’ego est le chef depuis des dizaines d’années! Et c’est un dictateur mégalomane! Comme tu l’as bien observé, ça ne lui plaît pas du tout que tu cherches à ne plus ré-agir (agir à partir de pensées, souvenirs, peurs, croyances, qui composent l’ego) mais à AGIR, à partir de ce que tu ressens VRAIMENT au fond de toi, dans ton coeur, là où Dieu habite.
S’il y a des personnes assez folles comme moi pour aimer faire des puzzles de 2000 morceaux, tu conviendras peut-être qu’il est encore plus amusant de se re-créer, en utilisant la moindre des petites circonstances ou situation de la vie pour agir à partir de ton être profond, et non réagir à partir du mental.
Ce que je veux dire, c’est que cela ne se fait pas du jour au lendemain – en général – sois patiente avec toi-même, laisse-toi du temps, et ce temps, ça fait partie du jeu aussi.
L’intérêt essentiel de la méditation, c’est que cela va te permettre d’observer ce qui se passe en toi dans une situation idéale : solitude, silence, immobilité, et cette observation va te “décoller” du mental, va créer un espace entre TOI, et tes pensées. Plus tu vas avoir ce recul, et moins elles auront de force sur toi, plus tu vas t’élever au-dessus des commères et moins tu les entendras.
La première fois que je me suis assise sur mon petit coussin dans le silence de ma chambre pour méditer, j’ai eu l’impression de me trouver soudain dans un hall de gare, tant ça piaillait là-dedans!
Mais c’est normal, quand le maître a quitté le château, les serviteurs y font une méga-teuf… Ce n’est que lorsque le maître sera rentré (la conscience) que les serviteurs (le mental, les pensées) reprendrons leur rôle ( t’aider à faire tes comptes, à planifier tes congés, etc…)
Il faut un certain temps pour nettoyer tout le bazar qu’ils y ont fait et remettre tout en ordre!
Tu trouveras sur le blog du Guerrier Pacifique des réflexions, suggestions pratiques sur la méditation qui te guiderons peut-être. J’aime particulièrement les paroles de Joko Beck qui m’ont beaucoup aidée à comprendre ce qu’est vraiment la méditation.
Bonne route sur le chemin vers toi-même, je suis à ton écoute quand tu veux,
Divinamicalement,
lénah
Un mot encore, chère PG, je n’ai pas à t’excuser, parce que tu n’as rien fait de “mal”(smile)
Sens-toi totalement libre sur ce blog, pour répondre – ou pas – en fonction de ta disponibilité intérieure et de ton ressenti. C’est cela l’essentiel.
Avec amour,
lénah
Bonsoir Lénah
J’aime bien quand tu dis que la vie est une ré-création et non pas une lutte,parce que j’ai tendance à oublier tout ça parfois…
Tu dis à un moment ” tu ne fais que des choix qui t’éloignent ou te rapprochent de Qui tu es et Qui tu veux être vraiment” est-ce que tu fais une distinction entre Qui on est et Qui on veut être? Celui qu’on veut être n’est-il pas Celui qu’on est vraiment?
Je connaissais le blog “le guerrier pacifique” (sur lequel je suis tombé un jour “par hasard”) bien avant celui-là, et beaucoup de tes articles m’ont déja beaucoup aidé à avancer, entre autre sur le jeûne, “se fortifier”. Ca m’a aidé à simplement observer les réactions de mon corps, les plaintes qu’il faisait parce qu’il pensait qu’il allait mourir de faim s’il ne mangeait pas tout de suite! J’ai galeré au départ, mais après j’en rigolais!
Par contre, j’ai l’impression que dès que je ne fais plus attention, c’est reparti! voilà l’ego qui revient en force! Doit-on rester constamment concentré pour se diriger vers Ce qu’on est vraiement?
Des fois je me dis qu’il faudrait que j’imprime certains passages afin de les mettre devant mon nez, histoire de pas oublier que tout cela est simplement un moyen d’atteindre Dieu, mais comme tu l’as si bien dit, même ça, c’est mon ego qui veut que je mettre “l’habit spirituel”
J’ai commencé tout doucement la méditation et j’ai eu beaucoup de mal à faire le vide ou à me concentrer sur une seule idée, c’était aussi la méga teuf des serviteurs!
En tout cas, j’essaie d’être moins impatiente avec moi-même et vivre un peu plus dans le présent.
Merci infiniment pour ton partage et tes conseils
Tendrement
Pg
Chère Pg,
Bien vu! Être Qui Tu es vraiment et Qui tu voudrais être sont effectivement une seule et même chose dans l’Ultime Réalité, mais pas dans la Réalité relative, en ce sens que nous ne faisons pas (moi en tout cas) l’expérience de notre Ultime Réalité à chaque instant.
Conversations avec Dieu dit : “Vous faites actuellement l’expérience INCONSCIENTE de votre union avec Dieu. Le jeu de la Vie, c’est d’arriver à faire cette expérience CONSCIEMMENT.”
Ne t’est-il jamais arrivé de chercher partout un objet sans le trouver, pour t’apercevoir finalement qu’il était là, juste sous ton nez, mais que tu l’imaginais d’une autre couleur, ou forme?
Moi ça m’arrive régulièrement, ce qui est bien la preuve qu’on ne voit que ce que l’on croit, et non le contraire.
Désirer Être Qui Je suis vraiment, au début du chemin, peut être un outil, une aide, un moyen d’utiliser le mental pour créer notre réalité VECUE.
Mais on est bien d’accord qu’on est déjà tout ce qu’on a toujours désiré être, au sens spirituel.
C’est de croire à quelque chose qui l’attire et la créé dans notre expérience. Savoir déjà mentalement Qui Tu veux être, est une aide précieuse face à tous les choix que la vie te propose à chaque instant.
Si par exemple, tu as choisis d’être Patiente, et que tu en es bien consciente, que c’est vraiment important pour toi, dès que la Vie va t’offrir une occasion de l’être (et plus tu vas désirer être patiente, plus tu vas attirer des situations en rapport avec la patience)plus il te sera plus facile de te donner ces quelques secondes pour revenir à l’intérieur de toi, et CHOISIR consciemment d’agir – et non de réagir – telle que tu veux être : Patience, Amour, Paix.
Tu écris : « Par contre, j’ai l’impression que dès que je ne fais plus attention, c’est reparti! voilà l’ego qui revient en force! Doit-on rester constamment concentré pour se diriger vers Ce qu’on est vraiment? »
Bien vu à nouveau!
Je dirai plutôt rester dans la vigilance, l’attention, parce que concentration suppose un rétrécissement de l’attention sur un sujet particulier, avec une certaine tension, alors que la vigilance est une attention ouverte, détendue mais alerte.
L’attention constante à tout ce qui Est est notre état naturel, avec qu’il soit détourné par le bavardage du mental.
Observe un petit bébé ou un Sage, et tu comprendras ce que c’est…
Voir l’histoire « Les trois réponses du Maître », qui me semble bien l’illustrer.
L’Eveil est quelque chose d’extrêmement simple, car il ne consiste qu’en un regard aigu de la Vie, TELLE QU’ELLE EST, nettoyé de tous les voiles du mental.
Mais simple ne veut pas dire facile, car le mental est comme un cheval sauvage qui a couru partout dans tous les sens depuis des années et des années, et qu’on veut faire obéir et rester tranquille.
L’erreur courant est qu’on veut dompter, dresser ce cheval, qui se sauvera à la moindre inattention de notre part. La clé est plutôt de l’apprivoiser, de le faire manger dans notre main, de le rendre docile parce qu’il y trouvera son intérêt.
Un travail de méditation « réussi », c’est lorsque le mental se soumet de lui-même à cause de la paix et du bien-être que cela nous apporte.
N’oublie pas, ce à quoi tu résistes, persiste.
La difficulté est d’arriver à se déconditionner de cette identification au mental qui est le biais par lequel il a pris son emprise sur nous.
C’est pourquoi ton idée de te mettre des paroles de rappel, de réveil sous le nez est excellente, car l’oubli est la pierre d’achoppement du chercheur spirituel.
Dans un moment de grâce, on comprend une vérité, tout paraît limpide et tous les problèmes réglés et dépassés. Mais ce n’est qu’un coin du voile qui s’est soulevé et qui retombe très vite.
Il va nous falloir le soulever maintes fois, encore et encore, pour qu’il commence à se déchirer pour de bon et tomber.
C’est tout un travail d’imprégnation mentale (voir l’article) qui prépare et aide à la réalisation au-delà du mental.
La première demande de l’ardeur et des efforts, la deuxième se met en place toute seule.
Plus la réalisation est puissante, forte – en cela la méditation hors mental est excellente – moins l’imprégnation est nécessaire, et vice versa.
C’est pourquoi il y a différentes sortes de méditations, ( voir : Qu’est-ce que la méditation? ) à utiliser en fonction du travail qu’on veut faire sur soi et de notre niveau de compréhension.
Essayer de « faire le vide » alors que le cheval n’est même pas débourré ne sert pas à grand-chose. Par contre, dans ce cas-là, on peut commencer avec la lecture méditative, qui va rassurer le mental, puisqu’on l’utilise, c’est le morceau de sucre et la caresse…
Merci pour tes remarques qui m’aident aussi beaucoup à comprendre mon chemin,
Bien à toi,
lénah