21 février 2008
Ce matin, Seigneur, Tu m’as montré quelque chose de très intéressant et je t’en remercie.
J’ai cru que mon bien-aimé était parti pour la journée sans me dire au revoir, et j’ai senti cette douleur, ce pincement au coeur, la gorge qui se serre, les larmes qui viennent aux yeux, d’autant plus que je venais juste d’apprendre qu’il avait monté un projet avec des amis depuis un moment déjà, en oubliant de m’en parler, comme à son habitude.
Je je me suis sentie rejetée, délaissée, peu importante, juste un meuble, une présence nécessaire.
J’ai lutté contre cette douleur, contre ses sentiments négatifs.
Et puis soudain, je me suis rappelée que si je voulais me donner de l’amour à moi-même, je devais accepter et accueillir ma douleur, au lieu d’essayer de la faire partir.
Je l’ai regardée bien en face, je l’ai ressenti, et je me suis autorisée à pleurer, à sangloter même.
Et ça m’a fait tellement de bien que ça n’a pas duré!
Et puis voilà que je m’aperçois que mon bien-aimé est à la maison! En fait, il était juste allé à la boulangerie et il était rentré sans même que je m’en aperçoive, il ne m’avait pas avertie pour ne pas me déranger, comme j’étais dans ma chambre.
Et j’ai réalisé alors comment j’avais fabriqué moi-même toute cette douleur et tristesse! Comment j’avais laissé les pensées se faire leur film, et comment le chagrin et la tristesse sont ma propre production. Comment, au lieu de constater des faits : il n’est pas là, j’avais brodé tout autour, interprété, imaginé, et combien j’étais prisonnière de cette dépendance affective, qui fait de moi une victime.
Une mendiante d’amour, c’est ce que je suis! J’ai vu que cet amour, cette attention que je recherche, auquel j’aspire, c’est Ton amour, Seigneur.
Tous les êtres humains aspirent à l’Amour infini, et la plupart du temps, nous le recherchons au travers d’un canal imparfait, limité, filtré : un être humain, et nous aussi, souvent, nous l’offrons d’une manière filtrée, polluée, limitée.
Alors que nous pouvons puiser cet Amour directement à la Source de notre Être véritable, qui EST Amour.
Cette croyance fausse que nous pouvons “manquer” d’amour. Que nous avons besoin de quelqu’un d’autre pour en avoir.
N’est-ce pas dérisoire de mendier de l’amour à l’extérieur de nous-même, au travers d’un “distributeur” imparfait alors qu’on a la Source en soi?
Et de quelle manière est-ce que je peut ressentir, ouvrir le robinet de cet Amour?
En le donnant à autrui, tout simplement, et à moi-même en premier…
Aimer mon bien-aimé, c’est lui donner ma compréhension, mon “autorisation” à être tel qu’il est. C’est-à-dire à l’accepter tel qu’il est.
Je peux observer ses choix, ses choix de vie, d’attitude, de manière d’être, de faire, etc… mais ce qui me fait souffrir, c’est de vouloir les changer. Et c’est injuste, car j’ai sûrement des choses à changer également, et il ne me fait pas de reproches.
Ce qui m’aide, c’est de me rappeler que ce que je désire de l’extérieur, c’est ce que je dois me donner moi-même, de l’intérieur.
Chère Lénah,
Je suis en train de me séparer d’un très grand amour. C’est le deuxième grand amour de ma vie.
Pour le premier, j’ai accepté durant 8 ans une situation où je me suis conditionnée à la souffrance, le non-respect et dans l’attente d’une vie meilleure.
Il m’a fait le cadeau de me quitter et je me suis réveillée ! Nous avons passé 2 ans à nous quitter et à nous retrouver en nous faisant encore plus de mal à chaque fois … Mais quand j’ai réussi à me libérer de cette situation, je me suis complètement épanouie, mon entourage n’en revenais pas !
Il y a un peu plus d’un an, j’ai rencontré un homme qui était dans un situation vraiment catastrophique … Je suis tombée très amoureuse de lui et nous avons supporté une situation insupportable tout au long de cette année … Il était très reconnaissant de mon dévouement et il me donnait toute l’attention et l’amour que je n’avais pas reçu dans ma première histoire … J’ai donc accepté ! J’ai accepté le mensonge, j’ai accepté de me mettre de côté pour le laisser régler sa situation et j’ai encore une fois accepter tout cela DANS L’ATTENTE D’UNE VIE MEILLEURE !!!!
J’en viens à ma question ma très chère Lénah, jusqu’à quel point faut-il comprendre et laisser l’autre être tel qu’il est ?… Comment aimer sans rien attendre si on ne reçois que de la souffrance et que l’on se perd soi-même ?… Je me suis perdue, à nouveau dans cette relation !!! Je m’étais fait la promesse que ça n’arriverai plus jamais et grâce au ciel j’ai réussi à le quitter. Aujourd’hui je me reconstruit et j’ai le désir intense de fonder une famille … avec cette peur de m’abandonner pour quelqu’un et de me perdre à nouveau ….
Bien à toi.
Que ton chemin soit parsemé d’amour et de lumière.
Je ne sais pas de quelle maladie tu parles et si tu as réussi à la combattre depuis février mais je te souhaite vraiment le meilleur ! Du fond du coeur !
Merci.
Sandrine.
Chère Sandrine,
Mon coeur s’est serré en lisant ton témoignage car il a résonné en moi, même si je ne suis pas passée par une relation aussi douloureuse et longue que toi.
Mais je reconnais en toi le même piège dans lequel je suis tombée : “dévouement”, “acceptation” (qui ressemble plutôt à de la résignation), “non-respect”, “attentes” (qui ont créés de l’amertume et de la rancœur), mensonge à soi-même, reniement et perte de soi-même.
Personnellement, je me suis perdue en voulant être la femme parfaite, la mère parfaite, l’épouse parfaite.
Je cherchai à “bien” faire pour “obtenir” l’amour de mon mari, de mes enfants, et surtout l’amour de Dieu.
C’est pourquoi je me permets de te répondre, parce que ton expérience me fait penser en partie à la mienne.
Il m’a fallu du temps pour comprendre que c’était parce que je n’avais aucun amour pour moi-même, que je me sentais indigne d’amour, parce qu’on m’avait appris dès l’enfance que “l’amour” était donné sous certaines conditions.
Il m’a fallu du temps pour me déconditionner de ces pensées fausses : pense aux autres d’abord, l’amour, c’est se dévouer pour les autres, répondre à tous leurs besoins, mes besoins ne sont pas importants, etc…
“j’ai accepté durant 8 ans une situation où je me suis conditionnée à la souffrance, le non-respect et dans l’attente d’une vie meilleure.”
“Conditionnée à la souffrance” n’est-ce pas terrible comme choix?
Et pourquoi l’avoir fait ? Ne serait-ce pas parce que tu plaçais tes besoins largement en-dessous de celui de l’être aimé?
Parce que tu estimais que lui avais besoin de ton respect mais pas toi?
Parce que tu crois que l’amour s’est faire tout pour l’autre et rien pour soi?
Mais est-ce que tu sais que ces croyances ne sont pas les tiennes? Ce n’est pas ce que ton coeur te dis au plus profond de toi?
Nous avons tous été, dans notre société judéo-chrétienne, plus ou moins conditionné à croire cela, et c’est ainsi que la majorité d’entre nous avons été élevé, à cause d’une notion de l’amour mal comprise.
Il m’a fallu du temps pour comprendre que la différence radicale entre l’égoïsme et l’amour et le respect de soi-même, c’est que dans l’égoïsme, on ne pense qu’à son propre intérêt, même au détriment des autres, et on peut même se servir des autres pour assurer son intérêt.
Alors que dans l’amour de soi, on se donne à soi-même autant d’amour et de valeur qu’on donne aux autres.
On estime nos besoins aussi important que ceux des autres.
Pendant des années, j’ai mis toute mon énergie à pratiquer la phrase de Jésus : “Aime ton prochain comme toi-même”. Fais aux autres ce que tu aimerais qu’on te fasse.
Mais j’avais zappé la moitié essentielle de cet enseignement : s’aimer soi-même.
Nul ne peut véritablement aimer autrui s’il ne s’aime pas d’abord lui-même.
Nul ne peut véritablement respecter autrui s’il ne se respecte pas lui-même.
Nul ne peut vraiment répondre aux besoins d’autrui s’il ne sait pas répondre à ses propres besoin.
Tu connais sans doute le dicton : “Charité [Amour] bien ordonnée commence par soi-même”
On ne peut donner que ce qu’on a soi-même déjà expérimenté.
En apparence, on peut semblé dévoué, désintéressé, plein d’amour, mais en réalité, ce n’est que la peur qui nous motive, pas l’amour.
La peur de ne pas être digne d’amour, la peur de manquer d’amour, de perdre l’amour de l’autre.
Et les signes infaillibles sont la rancœur, l’amertume, l’angoisse, la souffrance.
Le véritable amour, ce n’est pas celui qui rend l’autre dépendant de nous à cause de notre “dévouement”, c’est celui qui rend l’autre libre. Qui aide l’autre à assumer la responsabilité de ses choix.
Quand on commence à aimer véritablement, l’amour lui-même devient notre récompense. On peut sembler se dévouer, se sacrifier pour l’autre, mais en fait, plus on donne, plus on se sent en paix, en joie, libre.
Parce qu’on ne le fait plus à partir de la peur, mais de l’amour, qui est en lui-même notre accomplissement.
“jusqu’à quel point faut-il comprendre et laisser l’autre être tel qu’il est ?…”
Il faut toujours laisser l’autre tel qu’il est. Et de toutes les façons, c’est une illusion absolue et douloureuse de croire qu’on peut changer l’autre.
Nul ne change s’il n’en fait pas lui-même le choix.
L’amour, ce n’est pas rendre l’autre “meilleur”, parce que c’est nous qui jugeons que ceci ou cela est meilleur ou pas pour lui.
L’amour, c’est voir le meilleur en l’autre, croire que la Lumière est là même au plus profond des ténèbres, et laisser l’autre libre de faire ses propres choix et d’en assumer la responsabilité, même si cela peut sembler, en apparence, lui causer du tort.
Le but de la Vie, le but de notre âme dans cette incarnation, s’est de faire l’expérience du meilleur de soi. Mais pour cela, il faut d’abord passer par l’expérience du pire, pour savoir ce qu’on ne veut pas, ou plus. Savoir qui et ce qu’on ne veut plus être.
Ce n’est donc pas aimant de priver les autres des conséquences de leur choix, même pour les protéger, car un jour ou l’autre, il le referont, tant qu’il n’auront pas compris eux-même que ce choix ne leur apporte pas la paix et le bonheur.
C’est exactement ce que tu es venue faire ici sur terre, et chacun d’entre nous.
Tout ce qui nous arrive n’a aucune importance. Seul compte la manière dont nous y réagissons. Soit par la peur, et nous restons alors dans l’ignorance. Soit par l’amour, et alors nous évoluons.
Notre âme attire dans notre vie tout ce qui est nécessaire à notre évolution, tout ce qui peut être une opportunité à grandir en Conscience, en Joie et en Liberté.
C’est toi, ton âme, qui a créé ces deux situations, afin de te donner l’occasion de faire l’expérience du Meilleur de toi-même.
Parce que tu n’étais pas prête à comprendre dans la première opportunité, ton premier amour, cette occasion t’a été représentée une deuxième fois.
Si tu arrives à utiliser cette nouvelle épreuve comme un cadeau pour te connaître vraiment, pour trouver et comprendre tes peurs les plus profondes, les pensées fausses qui te limitent, les croyances destructrices qui t’enchaînent, tu seras libérée pour toujours de ce type de situation douloureuse. Comprends-tu?
C’est une formidable opportunité pour toi de te reconstruire, comme tu le dis avec justesse, en apprenant à t’aimer toi-même en premier, à répondre toi-même à tes besoins et tes attentes en premier, à revoir ta conception de l’amour et du couple.
Tu écris : “Comment aimer sans rien attendre si on ne reçois que de la souffrance et que l’on se perd soi-même ?…”
Quand on aime véritablement sans rien attendre, on ne souffre pas, et on ne se perd pas soi-même. Sinon ce n’est pas de l’amour, c’est du reniement de soi-même, de la censure de soi-même, de la haine envers soi-même.
L’être que tu vas aimer as besoin de ton intégrité, de ta paix intérieure, de ton respect de toi-même, de ton épanouissement. Pas de tes sacrifices et de ton auto-destruction.
Tu es libre à nouveau et c’est une grâce. Laisse-toi du temps pour guérir, pour te retrouver. Apprends à t’aimer sans conditions, sans te juger, avec tendresse et compassion pour tes faiblesses et tes peurs. C’est la meilleure manière de les dépasser. “Ecoute tes sentiments les plus profonds. En eux résident ta vérité” dit Conversations avec Dieu.
Et non, tu n’est pas égoïste et méchante si tu le fais. Toute la patience, la compassion, le dévouement, l’amour, la compréhension, l’attention que tu as donné à ces deux hommes de ta vie, apprends à présent à te les donner à toi-même.
Sur mon parcours plein d’ombre et de cailloux, l’aide la plus précieuse m’a été apportée par le chapitre 8 de “Conversations avec Dieu”, Tome 1, de N.D. Walsch, qui parle des relations de couple.
Également “L’amour sans conditions” de Paul Ferrini, qui nous apprend à nous aimer nous-même.
Les échanges que j’ai eu à ce sujet sur le blog “Conversations avec Dieu” (accès direct sur le Blogroll) voir la catégorie ” Nouveau sujet quotidien) sujet à la page 3 “s’exprimer sans faire de reproches” (sur les relations de couple) où j’ai reçu beaucoup de réponses bienveillantes et éclairantes.
Et pour finir, je suis en train de lire “Cesser d’être gentil, soyez vrai” de Thomas d’Ansembourg, qui traite tout à fait de ce sujet.
En espérant t’avoir un peu éclairée,
Avec amour,
Lénah
Pour mon bobo, c’était un eczéma sur le visage. Le corps, mon meilleur ami, exprimait à ma place à mon bien-aimé ce que je n’osais lui dire: “Fais attention à moi! ”
En apprenant à me donner moi-même cette attention dont j’avais tant besoin, il a pu s’en aller.
Que la Paix soit avec toi,
Lénah
Très chère Lénah,
J’ai bien pris le temps de lire ton message avec attention, amour, tendresse et beaucoup d’émotions ! Tu es extrêmement généreuse et je reçois beaucoup. Merci !
Je souhaite te donner une réponse du coeur que je vais prendre le temps de t’écrire, d’ici là, je te souhaite le meilleur !
J’ai déjà eu l’occasion de visiter le blog de conversation avec Dieu grâce à ton lien. J’ai aimé lire les témoignages et apporter ma vérité, j’y suis sous le pseudo d’EssenceDeVie.
Je connais très bien l’ouvrage conversation avec Dieu, j’entame le tome 3. J’y ai également trouvé beaucoup de réponses, le travail reste malgré tout à faire ….
Je t’écris rapidement et je te remercie de tout mon être !
Bien à toi et avec tout mon amour.
Sandrine.
Chère Lénah,
Tu as fait bien plus que m’éclairer, tu m’a illuminée !!! Ta façon d’écrire est tellement claire, tu devrais écrire à un plus large public, même si comme tu le dis à Chris, tu reçois autant que tu donnes grâce à ton blog, je pense que tu as beaucoup à donner …. Merci !
Comment dire, je passerai toute la première partie que j’ai eu plaisir à lire et relire tellement (encore une fois) les choses paraissent simples exprimées par toi. Je pense que ce travail je l’ai fait durant les deux dernières années, celles ou j’étais séparée de mon premier compagnon et lorsque j’ai rencontré le second. Dans cette seconde relation, j’ai eu l’occasion de tester le respect de moi-même en posant mes limites clairement, son histoire m’a touchée et je me suis encore malgré tout sentie la salvatrice de la pauvre victime incomprise … A côté de cela, nous avons vraiment vécu de très beaux moments. Tu me dis : Le but de la Vie, le but de notre âme dans cette incarnation, s’est de faire l’expérience du meilleur de soi. Mais pour cela, il faut d’abord passer par l’expérience du pire, pour savoir ce qu’on ne veut pas, ou plus. Savoir qui et ce qu’on ne veut plus être.
J’ai écrit ce matin dans mon cahier :
Mon passé est nécessaire pour savoir ce que je ne veux plus vivre.
Mon futur est utile pour savoir ce que je voudrai vivre.
Mon présent est indispensable pour savoir ce que je vis !
Chère Lénah, grâce à ta réponse, j’ai compris que l’essentiel n’est pas ce que j’ai vécu ni où j’en étais hier. Ce qui importe c’est la valeur que je me donne aujourd’hui et ce que j’en fait. J’ai réussi à me sortir de cette relation car j’ai su percevoir que ça ne m’apportais rien de bon … Malgré l’amour, malgré la peur de la solitude et malgré la culpabilité … Je crois que je peux le dire avec fierté : C’est cela me respecter !
Tu dis aussi : C’est exactement ce que tu es venue faire ici sur terre, et chacun d’entre nous.
Tout ce qui nous arrive n’a aucune importance. Seul compte la manière dont nous y réagissons. Soit par la peur, et nous restons alors dans l’ignorance. Soit par l’amour, et alors nous évoluons.
Je suis en pleine lecture de Conversation avec Dieu, tome 3 et j’ai lu le passage ou Neale parle de la période où il s’est retrouvé très pauvre. Il a rencontré un jeune couple dans la rue et les a invités chez lui en leur préparant un festin avec tous les restes du frigo ! Il dit : La nourriture avait toujours été là. Le réfrigérateur était plein. Je n’avais qu’à tendre le bras vers l’arrière et saisir tout ce que j’avais repoussé vers le fond.
Il dit lui même qu’IL l’avait REPOUSSE vers le FOND ! Je trouve cela énorme, parfois, on est tellement préoccupé a s’accrocher à ce qu’il nous manque (ou va nous manquer bientôt) qu’on fini par ne même plus voir ce que L’ON A !!! ou même a le REPOUSSER !!
Tu dis que l’amour fait évoluer, oh oui, chère Lénah, il fait évoluer et il répare, il soulage et il est généreux et bon ! Complet et entier, l’amour nous donne tout et nous l’avons déjà, il n’y a qu’a tendre le bras vers l’arrière, là où nous l’avons repoussé !!!
Tu dis aussi : L’être que tu vas aimer as besoin de ton intégrité, de ta paix intérieure, de ton respect de toi-même, de ton épanouissement. Pas de tes sacrifices et de ton auto-destruction.
Merci Lénah, merci pour cette vérité grâce à laquelle tu m’a illuminée, j’ai compris grâce à toi la puissance que peux représenter un amour véritable ! Aimer c’est accepter l’autre tel qu’il est … Mais c’est aussi montrer qui on est vraiment, faire confiance à l’autre et savoir qu’il va être capable d’accepter nos vérités et même … les aimer ! C’est être entier et vrai et c’est arrêter d’être ce que je pense qu’il voudrait que je sois !!!!!
Merci Lénah, infiniment merci et j’ai hâte de nos conversations et de nos échanges !
Que ton chemin soit parsemé d’amour et de lumière.
Sandrine.
Chère Sandrine,
Merci pour ta réponse qui m’a donnée la chair de poule, par sa sincérité et sa justesse.
En te lisant à l’instant, il m’est apparu combien extraordinaire et magnifique était la vie et les échanges humains, lorsqu’ils sont de coeur à coeur, car ton témoignage m’a rappelé toutes les heures sombres pleines de larmes et de souffrances que j’ai passée à cause de ma vision erronée du couple et de l’amour, et combien cela avait été en fait un cadeau, une bénédiction!
Puisque grâce à elles j’ai pu grandir, faire un pas de plus vers la connaissance de moi-même, et donc la paix, la joie, la liberté, et que le partage de cette expérience, de cette compréhension à son tour, t’a aidée.
Et sûrement, toi aussi tu le transmettra, par ta façon d’être, par ta vie.
J’aime beaucoup ce que tu as écris, c’est très juste.
“Mon passé est nécessaire pour savoir ce que je ne veux plus vivre.
Mon futur est utile pour savoir ce que je voudrai vivre.
Mon présent est indispensable pour savoir ce que je vis !”
Conversations avec Dieu dit que puisque c’est notre pensée et notre coeur qui créent tout ce qui arrive dans notre vie, les évènements que nous vivons maintenant sont le fruit de nos pensées passées, et le présent est indispensable, comme tu le dis, et précieux, pour créer ce que ton coeur désire dans le futur.
Quand cette création entre rapidement dans notre vie, quelques semaines, jours, voire heures après, c’est le signe que nous avons de moins en moins de barrages intérieurs, de pensées-racine de peur qui bloquent notre création.
Merci aussi d’avoir rappelé ce témoignage de Neale, et en effet, la métaphore est très puissante!
On bloque nos bénédictions, ou les repousse, parce que c’est tellement beau qu’on n’arrive pas à y croire, tant on estime intérieurement qu’on ne le mérite pas.
On ne voit que ce qu’on croit.
Ce sont les séquelles de la croyance en un “amour” conditionnel, qui ne nous est donné que si on le “mérité”.
Conversations avec Dieu dit que la manque est la première est la plus grande des illusions.
C’est pourquoi j’ai appris à me donner l’amour dont je croyais manquer, grâce à mon expérience, et je suis heureuse que tu l’ais compris aussi.
Plus il y aura d’êtres qui s’aimeront et se respecteront eux-mêmes, plus il y aura d’amour pour tous dans ce monde.
Pendant des années, moi aussi, j’ai vécu en me calquant sur le regard des autres, me trahissant ainsi moi-même.
J’ai compris grâce à CAD, que ce trahir soi-même, c’est aussi trahir les autres qui ont tout à gagner de notre honnêteté et intégrité.
N’as-tu jamais rencontré quelqu’un qui est vraiment lui-même et qui fait fi du regard des autres, même de ceux qui lui sont proches?
J’ai eu cette grâce, et je peux te dire que la vie avec cette personne était extraordinaire, souvent choquante, pour monsieur et madame tout le monde, mais si riche d’enseignements et joyeuse, libre!
En te souhaitant, comme je me le souhaite à moi-même chaque matin, d’oser être Toi-même, d’oser laisser briller ta Lumière.
Plein d’amour pour toi,
Lénah
Lénah, Sandrine, merci…
Merci d’avoir eu la force de traverser vos épreuves et d’avoir eu le courage de les comprendre pour les surmonter et surtout, merci de nous faire partager vos expériences !
J’ai lu les 2 premiers tomes de CAD… J’y ai lu beaucoup de réponses à toutes les questions que je me pose depuis que je suis en âge de me les poser. Mais finalement, ce n’est qu’à travers l’expérience de ces grands principes, qu’on peut le mieux les comprendre et les appliquer.
J’ai “compris” beaucoup de choses mais n’ayant pas encore eu “l’occasion” de les expérimenter, je me sens encore tellement….. dans l’attente du meilleur que je me sens pleine de frustration.
Comme Sandrine j’ai fait deux fois l’expérience d’une vie de couple pleines d’attentes, de contradictions, d’incompréhensions, de souffrances infligées et reçues. Les deux fois c’est moi qui ai rejeté ces expériences de vie à deux (la première pour en vivre une nouvelle “aussitot”, la deuxièmè, sans vraiment l’avoir voulu, simplement en me rebellant).
Et voilà que 12 ans après avoir “secoué” ces modèles de couple qui ne me convenaient pas, je vis toujours seule !
J’ai compris que tant que je ne m’aimerai pas je ne pourrais pas vraiment aimer et être aimée… Mais est-ce une raison pour vivre seule ?
Je ne sais pas si je suis parvenue à m’aimer vraiment (probablement pas).
J’ai tant l’espérance d’avoir une nouvelle occasion de mettre en application ce nouveau savoir dans une troisième expérience de couple… Pourquoi se fait-elle tant attendre ? Que dois-je faire (ou ne pas faire) pour qu’elle se présente enfin ?
Je vieillis et je me sens seule. J’ai beau savoir (alors que je devrais ressentir) que je je ne SUIS JAMAIS SEULE si je me re-tourne à l’intérieur de moi, cela ne me suffit pas !
Je ressens un tel besoin de “partager” ma vie avec une personne en resonnance avec moi que parfois, oui, je souffre (en silence).
Pourtant, et malgré l’impression parfois, que ça ne sert à rien, je continue à aller de l’avant, de lire des livres “éclairant”. Je continue d’espérer le meilleur pour moi (peut-être sans y croire vraiment, profondément).
Le temps passe et je m’interroge sur l’efficacité de ma démarche…
Si ça ne m’apporte pas encore ce que je désire le plus au monde, suis-je sur la bonne voie ou au contraire suis-je dans l’erreur ?
Voilà les réflexions que la lecture de vos échanges de courrier m’a amené à avoir, les questions que je me suis posées…
Merci donc encore, de nous permettre à tous, lecteurs, de nous pousser à aller encore plus loin dans la recherche de QUI NOUS SOMMES vraiment et de CE QUE NOUS VOULONS vraiment ETRE et AVOIR.
Continuez à être notre “phare dans la nuit”… et recevez mes pensées les plus affectueuses.
Chère Venem,
Merci de tout coeur pour ton commentaire et ton partage. Je suis touchée par ton désir te grandir et de comprendre, et c’est déjà une grâce, car peu de personnes se posent se genre de questions.
Il faut se sentir perdu pour prendre une carte et chercher sa route, sinon on continue sur le “mauvais” chemin. Et ce n’est pas un terme moral, c’est simplement un chemin qui ne nous ramène pas chez nous, vers notre Véritable nature, épanouie et libre.
Chère Venem, tu es plus proche que tu ne crois de ta destination, parce que dans ton commentaire, tu donnes toutes les réponses.
D’ailleurs, personne ne nous donne jamais aucune réponse, car toutes nos réponses – celles qui nous reflètent parfaitement – sont en nous, mais simplement, parfois, des êtres nous aident à nous les rappeler.
Tu as parfaitement compris la différence – je dirais le fossé, le grand canyon – qu’il y a entre comprendre intellectuellement, et comprendre par le coeur, ressentir, faire l’expérience vécue de…
Beaucoup de chercheurs spirituels s’y fourvoient, ne voyant pas que leur vie n’est pas en adéquation avec leurs connaissances spirituelles intellectuelle. Mais toi tu as cette lucidité et cette honnêteté, et c’est essentiel.
Tu écris : “J’ai “compris” beaucoup de choses mais n’ayant pas encore eu “l’occasion” de les expérimenter, je me sens encore tellement….. dans l’attente du meilleur que je me sens pleine de frustration.”
Il n’y a pas de véritable compréhension sans expérience, cependant, le barrage que tu sembles t’être mis, c’est l’attente de ces expériences, de ce meilleur.
C’est une pensée erronée dont Conversations avec Dieu m’a délivrée. Il enseigne :
“Le bonheur ne découle pas de certaines circonstances, mais certaines circonstances découlent du bonheur”.
Il m’a fallu afficher cette phrase partout chez moi pendant un an pour arriver à me déconditionner…
L’expérience, c’est TOi qui CHOISIS de la faire. Le meilleur, c’est TOI qui choisis de le chercher et de le voir dans tout ce qui t’arrive.
C’est l’exemple du verre qui est à moitié vide… ou à moitié plein. Les deux sont vrais. Mais une personne va choisir de le voir à moitié vide, créant ainsi en elle-même des pensées de manque, de peur. Une autre personne va choisir de le voir à moitié plein, créant ainsi des pensées d’abondance, de paix.
Chaque instant de ta vie, la plus minime situation, la plus simple des circonstances, est une occasion pour toi de choisir de réagir à partir de l’amour et non de la peur. Et c’est ainsi que tu vas créer toi-même ton expérience, faire descendre dans ton coeur ce que tu as compris dans ta tête et attirer à toi le meilleur.
Le plus difficile, c’est de commencer. Ce sont les premiers pas qui font le plus peur, parce qu’on ne sait pas ce qu’il y a derrière.
L’ego adore les scénarios catastrophes, et la plupart d’entre nous avons été conditionnés à ne pas oser être nous-mêmes.
Ce qui m’a aidée, c’est de prendre un petit enseignement, dans CAD, par exemple, et de le garder à l’esprit toute la journée, en restant à l’affut d’une occasion, d’une opportunité de le mettre en pratique, quitte à le noter sur mon agenda, à l’afficher sur mon bureau, etc…
Et c’est troublant, mais à chaque fois que j’ai fais cela, l’occasion c’est présentée.
Par exemple, faire l’expérience de donner de l’amour inconditionnel à quelqu’un. Et je vais me faire agresser verbalement par une personne énervée.
Ou de rester en paix en toute circonstance, et tout le planning de ma journée va être chamboulé.
Ce ne sont pas des épreuves, c’est l’Univers qui nous offre le cadeau de l’opportunité de mettre en pratique toutes les belles idées spirituelles que nous avons dans la tête.
Tu écris : “J’ai compris que tant que je ne m’aimerai pas je ne pourrais pas vraiment aimer et être aimée… Mais est-ce une raison pour vivre seule ?”
Je ressens la souffrance de la solitude dans ces paroles mais tes deux expériences douloureuses ne sont-elles pas la réponse à ta question? N’est-ce pas ton âme qui ne veux pas te voir souffrir à nouveau sans avoir compris les raisons de ta souffrance?
Comme beaucoup, j’ai cru que je pourrai m’aimer une fois que je serais aimée.
Mais malgré la grâce d’être aimée par mon bien-aimé depuis 25 ans, des pensées fausses m’ont malgré tout fait souffrir et ne pas me sentir aimée – mais si je le savais, intellectuellement.
Cette solitude peut être un cadeau, si tu CHOISIS qu’elle l’est. Pas comme un moment où tu vas attendre et espérer faire la connaissance de quelqu’un à l’extérieur, mais comme une opportunité de te connaître vraiment et de te donner à toi-même tout ce que tu attends d’un autre.
Je sais que cela peut être difficile, si on a jamais appris à le faire. Je viens juste de m’apercevoir, grâce à ce livre “Cessez d’être gentils, soyez vrais” (voir plus haut) que j’ai un mal fou à nommer et ressentir mes propres besoins!
Et je ne m’en étais jamais rendu compte!
Tu écris :”Je ne sais pas si je suis parvenue à m’aimer vraiment (probablement pas).”
Ton “probablement pas” me semble découragé, sans espoir, comme si tu ne t’en crois pas capable, comme si tu ne t’en crois pas digne?
Si tu t’aimais vraiment, je ne crois pas que tu dirais cela, tu serais dans la paix. Qu’en penses-tu? Crois-tu que c’est possible de t’aimer toi-même? Que tu en vaut la peine?
“J’ai tant l’espérance d’avoir une nouvelle occasion de mettre en application ce nouveau savoir dans une troisième expérience de couple… Pourquoi se fait-elle tant attendre ? Que dois-je faire (ou ne pas faire) pour qu’elle se présente enfin ?”
Ce n’est pas à moi de te dire ce que tu dois faire ou pas, toi seule le sais.
Mais ce dont je suis certaine, c’est qu’on ne peut pas mettre la charrue avant les bœufs. On ne peut pas donner ce qu’on n’a pas. Tu ne pourras pas mettre en application un “savoir” amoureux sur un autre être, si tu ne l’as pas déjà expérimenté sur TOI-MÊME.
Ce que je sais aussi, ou plutôt, j’en ai l’intime conviction, à cause de multiples expériences personnelles, c’est que nous créons notre vie avec nos pensées. Et ce qui créé, ce sont les pensées racines, les plus cachées, les plus profondes.
Si tu es dans l’attente douloureuse de rencontrer l’âme soeur, c’est que tu es dans la croyance, dans la pensée d’être seule, d’être en manque, sinon tu n’attendrais pas.
Si c’est cela, ta pensée racine, celle que tu envoies vers l’Univers, c’est : j’ai besoin de quelqu’un. Et le sentiment que tu envoies, c’est celui de la solitude, du manque, de l’absence, donc, c’est cela que tu créés, et l’Univers, fidèle, te renvoie donc cette solitude, ce manque.
Sois certaine que ton âme soeur existe, que celui que tu aimeras et qui t’aimeras est déjà né – forcément – et qu’il existe là, quelque part dans le temps et l’espace. Tu peux lui envoyer ton amour, te mettre en résonance avec lui, ressentir sa présence, sans attente, sans espoir, juste être là avec lui par le coeur et l’âme. C’est la meilleure façon de créer votre rencontre, car n’oublie pas que la foi c’est être déjà reconnaissant pour ce que tu ne vois pas, mais que tu sais exister.
Personnellement, c’est ainsi que j’ai rencontré mon bien-aimé. Je lui avais même déjà écris un poème sans l’avoir rencontré.
Comme toi, j’avais ce désir douloureux, cette frustration de ne pouvoir partager avec quelqu’un qui ait la même vision que moi.
J’ai passé des moments de doute, et un jour, après une nième déception amoureuse, je me suis mise à genoux, et j’ai dit à Dieu : “Si Tu veux que je fasse mon chemin seule, je l’accepte, je m’abandonne à Ta volonté, je resterai seule, qu’il en soit ainsi”, et je le pensais vraiment.
15 jours plus tard, je rencontrai mon mari…
Avant que Conversations avec Dieu me dépollue la tête de mes notions fausses sur Dieu, je croyais que Dieu m’avait donné mon mari parce qu’Il attendait ma soumission à Sa volonté.
A présent j’ai compris que Dieu me laisse libre de choisir ce que je veux, et qu’Il dit toujours OUI, en me donnant le pouvoir de créer ce que je désire vraiment, ce que je crois que je possède.
Ce qui s’est passé, c’est que j’ai lâcher-prise, j’ai cessé d’avoir ce sentiment d’absence, de manque, puisque j’avais accepté ce célibat, je me suis sentie complète avec moi-même, ce qui a fait cesser les pensées de manque. Et donc les barrages que je m’étais mis inconsciemment sont tombés et mon bien-aimé et moi avons pu nous rencontrer.
Chère Venem, ton bien-aimé viendra à toi quand tu auras abandonné tes peurs. Peur de vieillir (je dirai grandir en maturité et en sagesse), peur d’être seule (regarder tes peurs en face?)
Tu écris : “Si ça ne m’apporte pas encore ce que je désire le plus au monde, suis-je sur la bonne voie ou au contraire suis-je dans l’erreur ?”
Venem, ma soeur, je te dis cela avec tendresse, mais si tu as un livre de cuisine et que tu ne fais aucune des recettes, croiras tu que tu pourras faire l’expérience du goût des muffins aux framboises?”
Tu es sur la bonne voie, j’en suis sûre, cela se ressent dans ta quête douloureuse. A présent, il te faut cuisiner. Je citerai à nouveau mon cher Emmet Fox :
“Plutôt que de lire un nouveau livre spirituel, reprenez un ancien qui vous a fait du bien et appliquez-vous à le mettre davantage en pratique”.
Le partage avec d’autres personnes comme toi et moi aide beaucoup. Je t’encourage à aller sur le forum de “Conversations avec Dieu” (premier sur le blogroll ici), à chercher un groupe avec qui échanger, à rester à l’écoute des messages que l’Univers t’envoie, pour te guider.
Le blog “Le guerrier pacifique” est plus spécialement dédié à la mise en pratique de nos connaissances spirituelles. Jettes-y un coup d’œil, et pourquoi pas? Suggérer une catégorie “Mise en pratique concrète”?
Je te souhaite plein de Lumière, de Force, d’Energie, de Courage pour créer de très belles expériences qui t’apporteront joie, bonheur et foi.
Avec amour,
Lénah
Qui a dit : L’expérience des uns ne sert jamais aux autres ??!!!!
Non seulement, il n’y a pas l’expérience des uns, nous faisons tous une seule et même expérience, celle de La Vie et en plus, Qu’il est Bon de La Partager !!!!
Merci pour la richesse de ces échanges et comme le soulève Lénah, pour la sincérité et l’authenticité avec laquelle nous communiquons. Tu as raison chère Lénah, il est rare de trouver des personnes qui se posent les “bonnes” questions ! Et l’égo sait utiliser tellement de stratèges pour “éviter” le bonheur, que certaines personnes sont convaincues d’être sur le bon chemin !
Chère Venem, je suis touchée de tes remerciements et je t’en adresse également en retour, ainsi qu’à Lénah sans qui cette rencontre n’aurait pas eu lieu …
Je suis touchée premièrement parce que mon histoire résonne en toi. Je suis touchée parce que tu dis que de me lire t’aide d’une certaine manière. Je suis touchée de rencontrer des personnes en quête d’un bonheur “pressenti”, un bonheur que personne ne nous apprend à chercher, une force invisible nous pousse jusqu’à lui.
Je cherche aussi, depuis plusieurs années, je souris lorsque Lénah raconte qu’elle a collé une phrase partout dans son appartement, j’ai tellement lu et relu et écrit et réécrit pour me rappeler, pour me trouver, pour me défaire de ce que j’avais construit par erreur et par mimétisme du modèle familial que l’on m’avait transmis …
J’ai trouvé tellement de choses, heureuses et malheureuses, des aventures formidables me sont arrivées et m’arrivent encore !!! J’ai aimé, j’ai détesté, j’ai menti, j’ai ris, j’ai pleuré, j’ai dormi, j’ai couru, j’ai jouis, j’ai joué, j’ai gagné, j’ai perdu, j’ai grandis et je grandis encore, un peu plus, chaque jour … J’aime ce que je construit, j’aime ce que je vis et j’aime ce que je suis !!! J’ai envie de le partager autant que toi je pense chère Venem, j’ai envie de le transmettre à mes enfants. Mais comme le dis parfaitement Lénah, si je dois accepter que tout cela ne m’arrive jamais alors je vais continuer à aimer malgré tout, la Vie et Ce qu’Elle M’Apporte … simplement des moments comme celui ci, simplement des rencontres, des échanges et des partages car tout cela m’enrichis et me comble. Je n’ai aucun besoin, je ne souffre de rien, je n’ai que des EN VIE !!!
Pour finir, chère Venem, chère Lénah et chère qui que Tu Sois, je tire une carte chaque jour de l’oracle des Anges de Doreen Virtue et j’aimerai partager avec vous mon tirage de ce soir :
Abandonner et libérer
“Vous êtes enveloppé des bienfaits de notre amour radieux. Ouvrez les mains pour abandonner les épreuves auxquelles vous vous agrippez. Tendez vos bras et votre coeur vers notre amour et notre assistance”.
Les anges vous apportent cette carte parce que vous essayez de régler la situation tout seul. Ils aimeraient vous venir en aide et répondre à vos prières, mais vous devez d’abord abandonner votre fardeau. Abandonner, c’est savoir simplement que vous êtes las de lutter. Cela signifie que vous devez lâcher prise émotionnellement, dans la certitude que la divine sagesse de l’esprit (incluant votre conscience supérieure) peut accomplir le travail à merveille. Cela n’implique pas que vous y renonciez ni que vous acceptiez d’être contrôlé. Grâce à l’abandon, vous êtes assuré d’avoir un meilleur résultat. S’il vous faut de l’aide pour lâcher prise, demandez aux anges leur soutien.
Sur ces belles paroles je vous souhaite à tous un chemin parsemé d’amour et de lumière ainsi qu’une douce nuit remplie de tendres rêves.
Avec tout mon amour.
Sandrine.
Chère Sandrine,
MERCI pour ces paroles pleines de lumière et de sagesse.
C’est vrai que l’ego ne veut pas être heureux, surtout si il s’est construit un personnage de “victime”. On dit bien “MES” problèmes, “MA maladie”, etc…
Lâcher cette souffrance met en danger le faux-moi, et c’est pourquoi il résiste. J’ai été très choquée le jour où je l’ai observé en moi, car on clame tous qu’on veut le bonheur, mais pourtant c’est vrai.
C’est très vrai aussi que rien, dans cette société matérialiste, ne nous apprend le véritable bonheur, sinon les sages qui sont dans certains livres…
C’est pourquoi il est nécessaire d’être très vigilant aux messages que cette société nous envoie, pour discriminer et ne pas nous laisser détourner du bonheur sans conditions.
C’est merveilleux comment la carte que tu as tirée est totalement appropriée à cet échange! Encore un petit miracle…
J’ai vécu une expérience de tentative de viol très forte qui m’a aidée à comprendre cela. Si ça vous dit, elle est racontée sur le blog “Conversations avec Dieu”, catégorie “Témoignage” titre “Lâcher-prise”.
Que vous soyez tous et toutes connectés à votre Lumière intérieure, tout au long de cette journée, afin d’y voir les cadeaux et les opportunités que l’Univers vous y a préparé.
Avec amour,
lénah
Chère Lenah, chère Sandrine,
Vous allez peut-être me trouver “excessive” dans mes propos mais voilà ce que vous êtes pour moi, en ce moment précis de mon parcours :
“des anges”….
Vos expériences et la lumière que vous avez su percevoir à travers elles est, je le répète, comme un phare dans la nuit qui “éclaire mon chemin dans la tempète”.
Et c’est si bon de découvrir qu’on n’est pas seul sur le difficile chemin de l’évolution. Et pas seulement dans un sens “bibilique”, je veux dire “divin” mais que nous sommes finalement plus nombreux qu’on ne le pense, nous les humains, à chercher à dépasser notre condition !
Oui Lénah, je sens intuitivement que je suis sur le chemin… Où me mènera-t-il ? Quand arriverai-je au but que je me suis fixée ? et d’ailleurs, quel est-il exactement ? (Je n’ai pas encore clairement découvert QUI JE VEUX ETRE…)
Et si au lieu de me poser toutes ces questions je faisais ce que me conseille Sandrine : “lâcher prise”!
Cesser de “m’agiter en tous sens” : juste espérer sans cesse le meilleur pour moi et croire profondément que c’est possible, que j’y ai droit, que j’en suis digne (que tous les humains en sont dignes).
Je vais continuer à “fouiner” dans Internet, dans les livres. Je vais observer d’un oeil neuf mes rencontres (fortuites ou volontaires, anciennes et nouvelles) pour mieux savoir qui je veux être, qui je suis vraiment et découvrir le chemin le plus court pour y parvenir…
Je ne ne baisserai pas les bras. Je veux dire, je ne baisserai PLUS les bras !
Il fut un temps (pas si lointain) ou le suicide était une idée séduisante pour moi… Lorsque la souffrance m’étouffait et que je voulais la faire cesser TOUT DE SUITE et RADICALEMENT… (je l’ai d’ailleurs mise en pratique et DIEU merci, je suis toujours là).
Puis j’ai un jour DECIDE que je n’avais pas le droit de faire peser cette “épée de Damoclès” au-dessus des personnes que j’aime… Qu’il n’était pas juste de faire vivre une telle menace, une telle angoisse à ma famille, à mes amis et j’ai DEFINITIVEMENT dit non à cette “tentation” (je lui ai “tourné le dos”!).
Par la suite, j’ai travaillé à me re-construire, à me re-découvrir, à trouver de la valeur à mon existence sans passer à travers le filtre d’un autre être humain ! (combien a dû être lourde à porter pour mes conjoints, mon incapacité à m’aimer moi-même…)
Je sais que je n’ai pas terminé ce travail (doit-on l’appeler travail…), mais vous me confirmez ce que je ressentais déjà au fond de moi, que je suis sur la bonne voie… rien qu’en la cherchant !!!
Merci à vous d’être ce que vous êtes
Merci à vous d’avoir fait plus que m’entendre : de m’avoir “écoutée”.
Merci.
Et si nous devons encore échanger ces messages lumineux, je vous en prie, appelez moi Nicole…
Avec toute ma re-connaissance et mon affection.
Chère Nicole,
Nous sommes tous des Anges les uns pour les autres, même si parfois nous sommes bien déguisés… (Voir l’histoire de la petite âme dans la catégorie Récits de Lumière)
Toi aussi tu es un ange pour moi, de m’avoir donnée l’opportunité de partager avec toi.
Merci pour ton courage et ton honnêteté concernant ton désir – à un certain moment de ta vie – de mourir.
Mais tu sais, maintenant, que la mort n’est pas une fin, et que c’est ici-bas, dans la matérialité, dans le monde relatif, que les conditions sont optimums pour grandir.
Je suis heureuse et admirative de te savoir libérée d’une telle souffrance, par ton choix délibéré.
N’oublie jamais, Nicole, que tu es abondamment aimée, et qu’à chaque instant, l’Univers conspire en ta faveur pour te montrer que le but … c’est le chemin.
Plein d’Amour pour toi,
Lénah
Chère Nicole,
Je rejoins Lénah dans cette formidable parole de sagesse, le but … c’est le chemin.
Peut-être que tu as eu besoin de te prouver à toi même que tu as de la valeur en expérimentant le suicide. Tu t’es offert cette courageuse opportunité d’être le maître de ta vie et je suis convaincue que tu en est ressorti plus forte ! Je n’encourage pas cet acte et je ne dis pas que c’est bien. Je dis que tu es responsable de toi même et de tes propres choix et tu l’as parfaitement compris puisque tu t’es toi-même persuadée que ce n’est pas ce que tu souhaites. Bravo pour cette force et ce courage et merci de le partager.
Tu es un ange pour moi aussi et j’ai de l’amour pour toi.
Chère Lénah,
Je suis allée lire ton témoignage et je suis stupéfaite par la manière dont tu analyses cette (més)aventure ! L’amour que tu y mets et la maturité avec laquelle tu en parles ! Je suis admirative d’un tel comportement et je souhaite pouvoir aimer mon prochain autant. Qui qu’il soit et quoi qu’il fasse. Je pense et je suis convaincue que personne n’est à blâmer ou à juger. Je pense que chaque expérience que nous vivons est une immense opportunité de nous élever encore et je pense que nous allons tous au même endroit qui ne connaît ni haine ni douleur … Je pense que nous avons choisi d’être ici pour vivre ces expériences et surtout pour les aimer.
Je vous souhaite tout l’amour et le bonheur du monde et surtout une route parsemée de lumière et de guides.
Avec tout mon amour. Merci !
Sandrine
Je partage tout à fait ta vision, chère Sandrine, bonne route à toi aussi.
Divinamicalement,
Lénah