13 février 2008
Quand Lise Bourbeau, dans son livre “Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même”, parle d’aimer ses maladies, j’avais du mal à l’avaler, moi qui ai un souci de santé dont j’aimerai me débarrasser.
Et puis, Tu m’as ouvert les yeux, Seigneur.
Tout d’abord, aimer ne veut pas dire “vouloir garder”. Ca, c’est une perversion de la compréhension qui confond l’attachement avec l’amour.
Aimer, cela veut dire considérer la maladie du corps avec un regard bienveillant, l’accueillir avec compassion.
Si mon corps est mon meilleur ami, comme le dit l’auteur de ce livre, alors quelle une attitude aimante de ma part envers un ami qui me parle de ses souffrances? (car c’est bien ce que fait le corps, quand il est malade : qu’est-ce que le mal a dit?)
Et bien si c’est vraiment mon ami, je l’écouterai avec attention et compassion, j’acceuillerai ses pleurs et ses peines avec bienveillance, sans le juger.
C’est donc cela aimer sa maladie, comme autant de paroles de souffrance du corps qui exprime ainsi une douleur psychique cachée en moi. Et je peux même être reconnaissante à ce corps de me montrer ce qui ne vas pas.
Oui. Je mesure combien j’associe “aimer”, à “vouloir garder”.
Alors qu’en vérité, aimer, c’est vouloir donner.
Donner la guérison, la paix, le bonheur, la liberté.