Il y a longtemps, très longtemps, tous les hommes étaient des dieux.
Mais un jour, les hommes abusèrent à un point tel de leur divinité que le maître des dieux, Brahma, décida de leur ôter le ur pouvoir divin et de le cacher en un endroit où ils ne pourraient jamais le retrouver.
Il s’agissait donc de trouver cette bonne cachette.
Convoqués par Brahma, les dieux mineurs qui formaient sa cour furent invités à résoudre cette énigme. “Enterrons la divinité de l’homme au centre de la terre”proposèrent-ils.
Mais Brahma leur répondit :”Non cela ne peut pas suffire. Un jour viendra où l’homme creusera, et alors, il la trouvera”.
Les dieux courtisans proposèrent une autre solution : “Faisons-la couler au plus profond des océans”.
Mais de nouveau, Brahma leur rétorqua : “Non, car viendra bien aussi le jour où l’homme se mettra à explorer les profondeurs abyssales, et un jour il est certain qu’il la trouvera et la remontera à la surface”.
Les dieux durent admettre ne pas savoir où la cacher. “En effet, dirent-ils, il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d’endroit que l’homme ne puisse atteindre un jour”.
Brahma dit alors : “Voici ce que nous allons faire : nous cacherons la divinité de l’homme au seul endroit qu’il ne pensera jamais à aller visiter : au plus profond de lui-même”.
Depuis ce temps là, l’homme a effectivement fait le tour de la terre, il y a tout exploré : il a gravi les montagnes les plus hautes, creusé les puits les plus profonds, plongé jusqu’au coeur des océans, à la recherche de ce qui se trouve en lui.
D’après un conte hindou.
Merci !!!!!
Je connaissais cette histoire depuis longtemps, mais il est toujours bon de la relire car nous avons cette fâcheuse tendance à continuer à regarder, malgré tout, aux alentours … juste pour voir !
Je pense à une très belle histoire de Rabindranath Tagore :
“J’ai cherché Dieu durant des milliers de vies. Parfois je L’apercevais de loin… je me précipitais. Le temps que j’arrive, Il avait disparu. Cela continuait sans cesse. Mais un jour, enfin, j’arrivai à une porte sur laquelle était écrit : “c’est ici que Dieu habite.”
Pour la première fois, je m’inquiétai, je fus très troublé. En tremblant, je montai les escaliers. J’allais frapper à la porte lorsque soudain, en un éclair je compris …
Si je frappe à la porte et que Dieu m’ouvre, alors quoi ? Alors tout sera fini : mes voyages, mes pèlerinages, mes grandes aventures, ma philosophie, ma poésie, toutes les aspirations de mon coeur, tout sera fini ! Ce sera un suicide !
Voyant cela, j’enlevai mes chaussures, car cela aurait pu faire du bruit en descendant les escaliers. Et dès que j’eus atteint la dernière marche, je me mis à courir. Et je n’ai pas regardé en arrière. Depuis lors, j’ai couru, j’ai couru pendant des milliers d’années.
Je continue à chercher Dieu, bien que maintenant je sache où Il habite. Aussi tout ce que j’ai à faire est d’éviter ce lieu, afin que je puisse continuer à le chercher partout ailleurs. Mais je dois éviter cette maison … cette maison qui me hante … je m’en souviens parfaitement. Si par hasard, j’entre accidentellement dans cette maison, alors tout est fini.”
Je vous souhaite à tous un chemin parsemé d’amour et de lumière
Sandrine
Chère Riedweg,
Merci pour tes commentaires et d’avoir partagé sur ce blog cette histoire qui me touche beaucoup.
Parce que j’avoue m’y reconnaître, parfois.
Effectivement, j’ai observé en moi ce qui ne veut pas de la liberté, qui ne veut pas de la lumière, qui ne veut pas de la vérité.
C’est l’ego du chercheur. Cette identification fausse à la personne qui cherche, ce sentiment d’existence lié à la quête…
L’ego ne veut pas lâcher prise parce que la réalisation de notre Véritable Nature signe sa mort.
De la même manière, nous nous attachons parfois à notre place de victime, à “notre” maladie, à nos souffrances, parce qu’elles font parties de ce qui a construit l’ego, parce qu’on s’est identifiées à elles, et les dépasser, c’est remettre en cause cette fausse identité.
Merci encore,
Divinamicalement, plein de Lumière pour toi