Dimanche 3 janvier 2008
Je réalise que je suis en guerre constante avec moi-même.
Tout est source de conflit : la façon dont je parle, je bouge, je mange, je pense, j’agis. C’est une auto-critique permanente, mais elle est insidieuse car elle n’est pas vraiment verbalisée, mais s’exprime par des sentiments de rejets, de déni, de retenue, de culpabilité, d’anxiété, d’où des contractions et tensions dans le corps.
Je dois vraiment faire la paix avec moi-même.
Ce petit moi insignifiant, sans réelle existence, mais qui est un précieux miroir pour le Soi/Dieu, doit s’apaiser et cesser de chercher par lui-même à être ce qu’il ne pourra jamais être, c’est-à-dire réel.
Toute cette peur et cette angoisse viennent du fait qu’il cherche à se fabriquer, à se contruire en dur, en permanent, en parfait, alors qu’au contraire il doit être une pâte à modeler souple et douce que Dieu puisse modeler “à Son Image”.