Lundi 7 Janvier 2008
Je fais l’expérience timide et balbutiante de considérer ce corps avec amour. J’ai réalisé que JAMAIS je ne traiterai quelqu’un comme je traite ce corps.
Ceci aussi est une conséquence néfaste de ma pensée fausse qu’il faut que je sois une “bonne fille”. Car je traitais bien les gens pour “plaire” à Dieu, parce qu’il “faut” aimer.
C’est un comportement artificiellement plaqué sur un ego qui se sent rejeté et sans valeur. Et c’est ainsi que je traite ce corps, comme une mécanique qui n’est bonne qu’à m’être utile et c’est tout.
Mais quelle douceur et quel épanouissement je ressens lorsque je le considère avec amour! Au contraire de ce que j’aurais cru, c’est dans les moments de méditation où je ressens clairement que Je ne suis PAS ce corps, que ce sentiment d’amour apparaît.
Je prends conscience de toutes ces tensions, ses contractions de peur, comme si ce corps était en quasi permanence terrorisé, prêt à fuir. Pas étonnant que j’ai des problèmes de circulation… Et je vois que ce sont les messages de peur que le mental bourré de concepts faux envoie au corps qui les encaisse comme il peut.