28 octobre 2007
Pourquoi est-ce que je prie? Pourquoi est-ce que je médite? Pourquoi est-ce que je fais tout ce travail spirituel…?
Je crains fort que la réponse sincère qui sort du fond de mon coeur est : Parce que je veux être aimée. Parce que je veux être aimée de Dieu.
Je crains fort que jusqu’ici, la majorité de ma vie spirituelle se soit articulé autour de ce désir d’être aimée de Dieu et cela explique beaucoup de choses… Peut-être même que je veux m’aimer moi-même! Enfin plutôt avoir une image aimable de moi-même!
Je cherche sans cesse à être gentille avec les autres.
Mais seul Dieu est bon. Jésus lui-même a refusé d’être appelé “bon”. Toute acte de bonté véritable est une manifestation de Dieu en moi, de ma nature Divine.
Chercher à être gentille, bonne, est une erreur. Croire que je peux être bonne par mes propres efforts est une illusion, un piège. Car en fait, quand je le fais en m’appuyant sur un désir du mental, je ne fais que me forger un comportement, je fais au lieu d’être.
Même si les résultats peuvent être bénéfiques pour autrui, chercher à être gentille, c’est agir dans l’illusion, le mental, sous l’influence de l’ego, qui veut se fabriquer une image de “bonne personne”.
Chercher à être gentille est autant une prison que de se laisser aller à la méchanceté.
Toute illusion est un fardeau, un voile qui masque l’Amour véritable.
Dieu ne me demande pas d’être gentille, Il ne veut même pas que je sois bonne. Dieu désire seulement que je sois libre en Lui, car dans la liberté, l’Amour véritable s’exprime.
Et la liberté, ce n’est pas faire tout ce que je désire. C’est n’être attachée à aucun désir. Même pas celui d’être gentille, de bien faire, qui est en fait une manière cachée de quémander un amour qu’on estime immérité.
Ce qui est absurde, car aucun amour véritable n’est mérité. L’Amour est SANS CONDITIONS.
C’est troublant cette article. J’aime beaucoup…
Ca fait 3 fois que je le relis et il remue pas mal de chose. Je n’ai jamais aimé ni cherché à ce que l’on m’attribue cette qualité ” tu es gentil” mais malgré tout, je vois défiler un tas d’actes et d’attitudes… et je me demande ce que j’ai voulu être à ce moment là… ou ce que j’ai voulu “faire”…
Je vais devoir encore te relire…
Merci pour ce partage…
Amicalement,
Cyiza
Cher Cyiza,
Cet article n’est que l’expression de mon propre vécu, ce que j’ai observé en moi, grâce, en grande partie, par l’aide de la méditation. Mais en aucun cas, je ne condamne la gentillesse, qui est une des principales caractéristiques des Êtres illuminés.
Mon désir, c’est d’arriver à la gentillesse spontannée, non réfléchie, celle qui s’exprime naturellement lorsqu’on est connecté à Notre Source Divine.
Je cherche toujours à être gentille, mais je veille à ne plus le faire pour nourrir mon ego spirituel (oh! comme je suis bonne) mais au contraire, pour dépasser l’égoïsme inhérent à la personnalité qui s’est oubliée.
J’ai remarqué quelque chose qui m’aide à faire la différence.
Quand je suis “gentille” par désir caché, voire subconscient d’être aimée, cela créé du stress en moi, des tensions, comme la maîtresse maison qui est dans tout ses états avant de recevoir ses invités et qui veut que tout “soit parfait”. A la limite, l’autre me semble moins important que cet acte “gentil” que je fais.
Au contraire, quand je laisse la gentillesse innée de l’âme enracinée en Dieu s’exprimer, cela m’apaise, me remplit de joie, élève ma conscience. Je ressens un profond sentiment d’unitude avec l’autre. Être gentil, dans ce cas, revient à se faire du bien à soi-même, puisque l’autre est vu, ressenti, comme une part de soi.
C’est ce que mon mari m’a dit le matin où il m’a apporté – sans raison aucune – un magnifique plateau de petit-déjeuner et où je le remerciai de sa gentillesse : “Ca me fait plus plaisir qu’à toi”.
Car là, c’est la gentillesse qui se sert de moi, qui m’utilise, m’enseigne, et non moi (petit ego) qui se sert de la gentillesse pour tenter d’apaiser ses regrets et culpabilités.
En fait, pour moi, la véritable gentillesse, c’est celle que la Bible appelle la “bonté”, alors que l’autre est plus conventionnelle, plus conformiste, c’est un vernis.
A toi de t’observer avec honnêteté et de faire tes choix.
Avec Amour,
Lénah
Bonjour,
j’ai lu avec attention et intérêt ce texte et cette “petite” discussion. C’est la première fois que je trouve un éclairage convaincant à propos de la véritable gentillesse, que je trouve essentielle au bonheur universel et fraternel ;
“En fait, pour moi, la véritable gentillesse, c’est celle que la Bible appelle la “bonté”, alors que l’autre est plus conventionnelle, plus conformiste, c’est un vernis.”
J’ai fait ce matin même un montage qui s’appelle :
“l’évangile n’est pas ce que l’on croit”, qui consonne avec votre sous-titre il me semble*.
Je reviendrai vous lire,
fraternellement
Laurent
*http://anarchieevangelique.wordpress.com/2009/01/26/levangile-nest-pas-ce-que-lon…-croit/
ps. peut-être pourrions-nous établir des passerelles ?
Cher Laurent,
J’ai découvert avec intérêt et une joyeuse surprise votre blog et l’esprit qui l’anime. Effectivement, j’y trouve beaucoup de résonances, et des passerelles possibles.
J’aime vos formules percutantes et provocantes – dans le bon sens du terme – c’est-à-dire pour secouer un peu la poussière de nos concepts stockés dans les rayonnages de notre mental depuis trop longtemps!
Vous lire m’a apporté une bouffée d’oxygène, moi aussi je crois profondément dans les Évangiles que des interprétations humaines ont tragiquement affadies et dénaturées.
Réapprendre à penser par nous-mêmes sans pour autant se détourner du trésor des Textes Sacrés de toutes les traditions est pour moi essentiel.
Votre mot m’encourage à parler bientôt sur ce blog de la Bible, sujet sensible…
Je comprends la colère et le rejet de beaucoup, qui se croient “fâchés” avec Dieu ou les Écritures, alors qu’en fait, ils ressentent – avec juste raison – l’aberration des interprétations qu’en ont fait les Hommes.
Pour ma part, un des buts de ce blog est d’amener la réconciliation de ces esprits avec Dieu, tel qu’Il est vraiment : Amour INCONDITIONNEL
Fraternellement,
Lénah
Merci de ce commentaire…
En parcourant votre blog, je trouve renouvelée cette même fraîcheur que j’ai rencontrée ici…
Votre commentaire est encourageant, pour moi comme pour les visiteurs de cette toute jeune plate-forme…
Me permettez-vous de le placer sur mon blog (dans ce cas pourriez-vous me transmettre votre adresse mail (confidentiellement) pour que je puisse remplir le champ préalable aux commentaires) ?
Bien fraternellement,
Laurent
Chère Lénah,
Sans doute faut-il tendre à la gentillesse, inviter l’amour, choisir le plus souvent possible le mieux, mais nous ne pourrons faire les choses qu’à l’endroit où nous nous trouvons, en respectant notre rythme personnel, notre pas si particulier, sans culpabiliser, avec patience…
Je pense qu’il ne faut pas risquer de s’ “attendre” au tournant et de s’auto-sanctionner, tout réfléchir et tout surveiller de soi-même et de l’autre.
La spontanéité en souffre alors. Comment être pleinement soi s’il y a une culpabilité, un regret sous-jacents derrière chaque pensée, chaque acte. Etre, c’est être naturel, je pense, amoureux du monde et de la vie, dans une douce vigilance, un émerveillement renouvelé, sans peur… prêt à apprendre pour devenir meilleur, plus aimant, mais tout commence par une réelle connaissance de soi, une acceptation de notre humanité.
Ce séjour sur la Terre est une belle aventure, une chance, nous avons tout en main. Il n’y a plus qu’à créer…
Heureuse d’avoir découvert ton blog qui respire… la gentillesse.
Plein de Lumière à toi.
Isabelle
Chère Isabelle,
Merci pour tes belles paroles que je partage tout à fait. Tu as bien fait de rappeler que nous devons toujours garder sur nos “manquements” un regard plein d’amour, de compassion et de patience.
Ce n’est que lorsque j’ai commencé à le faire sur moi-même, que j’ai pu prendre conscience pleinement, d’une manière libératrice et remplie de joie, de ma “fausse” gentillesse, qui n’était que l’expression d’une souffrance méconnue.
Cette gentillesse-là n’avait rien de spontané, c’était une obligation, et non une occasion d’aimer.
Une obligation entretenue par la fausse pensée que je devais “faire” pour “mériter” l’Amour de Dieu, des autres, de moi-même.
De l’avoir vu, en pleine conscience, au-delà du mental, m’en a libéré, et j’ai pu me pardonner car j’ai compris que cet erreur venait de la question que nous nous posons tous, avant d’avoir compris Qui Nous Sommes Vraiment, avant d’avoir compris que l’Amour est Sans Conditions :
Puis-je être aimée? Est-ce que quelqu’un peut m’aimer? Suis-je “digne” d’amour?
Merci encore,
Lénah
Chère Lénah, (petite parenthèse,
j’ai placé un lien vers cette page sur Anarchie évangélique, et le copié-collé de votre message si… gentil.)
Le problème n’est pas l’acte mais l’intention avec laquelle l’acte est fait. L’être humain est un être de désir, on n’y échappe pas, mais je peux désirer le luxe, les plaisirs et l’admiration des autres, comme je peux désirer m’élever, faire le bien autour de moi, apaiser la souffrance du monde. Et c’est un chemin long et difficile d’arriver à désirer uniquement ce qui réellement bon et juste pour les autres et pour moi. Cela demande une purification qui doit se faire avec de la volonté et des efforts…
Chère Christine,
Merci pour ton commentaire très éclairant.
“Conversations avec Dieu” parle d’apprendre à faire la différence entre ce qui est agréable et ce qui est bénéfique.
Ce qui est agréable procure du plaisir immédiat mais peut avoir des conséquences douloureuses, que ce soit pour le corps ou l’esprit. Par exemple, boire jusqu’à être complètement saoûl.
Au yeux de Dieu, il n’y a rien de “mal” à se saoûler, puisque Dieu ne nous juge pas, mais nous pouvons constater par nous même, si nous sommes un tant soi peu conscient, les conséquences néfastes sur nous.
Tout dépend du but de notre vie. Si notre désir est de nous libérer de l’illusion, de retrouver notre paix, notre joie, et d’élever notre conscience, se saoûler n’est pas bénéfique…
Ce qui est bénéfique peut être difficile, comme tu le dis, voire même désagréable (pour le corps et l’ego). Par exemple jeûner, ( avec une intention pure ) ou rester assis sur un coussin sans bouger pendant 1 heure…
Il ne s’agit pas de chercher à ne désirer que ce qui est “bon” car sinon nous risquons de tomber dans la morale et le déni de nous-même.
Il s’agit d’observer avec une grande lucidité et honnêteté les conséquences de nos choix, de démasquer les idées fausses qui nous attachent aux choix ayant des conséquences douloureuses, et ainsi de s’en libérer.
C’est le feu de la Conscience aigue de la vérité qui brûle tous les désirs égoistes. (L’ego étant le sens d’être séparé, différent des autres)
Tu as tout à fait raison, ce travail est long et difficile et demande du courage, de l’énergie et de la persévérance.
C’est ce que j’appelle être un Guerrier Pacifique…
Plein de Lumière pour toi,
Lénah
Bonjour Lénah!
)) me dit que ma pensée première n’est vraiment pas la bonne et que je rectifie! D’ailleurs, mes colères sont aussi spontanées!
Je suis tombée totalement par hasard (est-ce si sûr?!) sur ton partage et j’en suis interpellée!
Oui! Moi aussi, je passe pour quelqu’un de gentil…..mais j’ai l’impression de ne pas y faire trop attention….Je dirai “modestement” que c’est naturel et spontané….pas du tout calculé….sauf dans certains cas, bien sûr, où ma pensée première a été de râler, grogner et qu’ une petite voix (tu sais, le petit ange des dessins animés
En résumé, je ne pense pas chercher à…. mais c’est toujours un peu difficile de s’analyser soi-même!
J’ai un fils que je trouve vraiment très gentil et généreux…naturellement. Et même quelquefois à ses dépens quand il s’oublie lui-même pour aller aider les autres et en est pénalisé!
Ce qui m’a interpellée, c’est ton “Parce que je veux être aimée. Parce que je veux être aimée de Dieu.”
Du coup, je me dis “et moi?…..” Et je ne sais pas trop quoi répondre. Franchement, je ne pense pas qu’il y ait un quelconque “calcul” de ma part.
Mais , en réfléchissant, je me dis que peut-être…..N’ai-je pas décidée d’être “gentille” à l’âge de un mois, après avoir pleuré jour et nuit, et que rien de plus ne se soit produit – à part le change et la tétée!-? On m’a dit qu’après ce 1° mois “terrible” de dressage!, j’ai -enfin- été gentille!
En toute amitié
Sherlock
Chère Sherlock,
Ton exemple personnel m’a donné le frisson, parce qu’il m’est arrivé un peu la même chose quand j’ai été hospitalisée bébé.
Est-ce calculer que de vouloir être aimé? Être gentil pour être aimé, pour moi c’est plus un acte de survie, essayer de vivre au travers du regard des autres, ce que j’ai fait pendant des années.
Sans ce regard, je me sentais sans valeur, inexistante, moche, mauvaise…
Mais ce qui est intéressant, c’est de comprendre que toutes nos souffrances viennent d’une pensée – racine le plus souvent – fausse, qui nous fait croire à la séparation, au manque.
On veut être aimé parce qu’on est coupé du ressenti de l’amour de Dieu en nous, et je dirai même davantage, de la réalisation que notre véritable nature EST l’Amour lui-même.
On croit qu’il est possible de manquer d’amour!
C’est une bonne chose que tu sois spontanée, à ne pas confondre avec impulsive ou réactive, car la spontanéité, c’est notre véritable nature qui s’exprime librement, sans barrières, comme le petit enfant qui vient spontanément nous prendre la main, même s’il ne nous connaît pas, mais parce qu’il a ressenti notre bienveillance.
Il m’a fallu du temps pour démasquer ce désir d’être aimée qui me poussait à être gentille, trop gentille, même. Et quand on est trop gentil, c’est un signe révélateur de cette peur.
J’ai cru pendant longtemps être quelqu’un de bon, qui se dévouait sans cesse pour les autres par “amour”.
La clé pour savoir si notre gentillesse est spontanée ou pas, c’est notre détachement vis-à-vis des résultats, et la joie apaisante que cela procure.
Car la “fausse” gentillesse attend en retour, stresse, et développe de l’amertume et de la rancœur envers ceux pour lesquels elle s’est “dévouée”. On l’entend d’ailleurs souvent : “j’ai tout fait pour eux, et voilà comment ils me traitent!”
Quand j’ai compris cela, que je l’ai vu en moi, ce fut vraiment une libération et à présent je ne cherche plus à être gentille, mais à faire l’expérience de la joie de donner de l’amour, aussi bien à moi-même, qu’aux autres.
Ceci dit, rien n’est tout noir ou tout blanc. Je pense qu’il y a un mélange des deux, la plupart du temps.
C’est pourquoi si tu arrives à voir exactement ce qui se passe en toi, cela ne peut être que pour le mieux.
Être gentil, aimant, et non faire le gentil, l’aimant, là est toute la différence.
Divinamicalement,
Lénah
Tu es lumineuse, Lénah et tu as bien raison dans tes propos: il est totalement libérateur de ne plus vivre dans l’attente de…
Moi aussi, j’ai été dans l’attente d’un amour de mes parents: d’une petite, toute petite parole gentille, un peu d’admiration, ….J’en ai beaucoup souffert( comme toi, sentiments négatifs de n’être rien, rien de bien… ) : c’était pervers de ma part de toujours être à l’affût du moindre signe positif de leur part.
Maintenant, je pense en être libérée et j’éprouve un immense soulagement, une délivrance.
Tout ce qui peut arriver et qui n’est pas attendu prend une valeur toute autre: pour moi, ça devient un grand cadeau-surprise et je l’apprécie bien plus que si je l’avais attendu!
Merci pour ton blog éclairant!
Sherlock
Merci pour tes encouragements, ça fait du bien de savoir que le partage fonctionne.
“Tout ce qui peut arriver et qui n’est pas attendu prend une valeur toute autre: pour moi, ça devient un grand cadeau-surprise et je l’apprécie bien plus que si je l’avais attendu!”
Comme je partage cette expérience! C’est tout à fait ce que je ressens et que je vis actuellement!
Et ce n’est pas du tout la même chose que de ne rien attendre par peur d’être déçue (piège dans lequel je suis également tombée, à un moment de ma vie), mais ne rien attendre parce qu’on a compris que tout est parfait – pour notre âme- à chaque instant, que tout arrive pour le mieux et que le présent … est un présent!
Plein d’amour pour toi,
L’amour c’est quoi ?
J’ai été touché par ton témoignage sur la gentillesse et ta quête d’amour irréaliste Lénah. J’admire ta franchise spontané avec laquelle tu parle de ce que tu vie, je ne rencontre pas ça tout les jours, je vois que tu es une chercheuse de lumière. Je suis également concerné par ce sujet et c’est la raison de ce commentaire.
Je voulais aider et un jour je me suis mis en route. Comme toute aventure, celle-ci me réservait des surprises inattendues. Au début, cette quête me paraissait ardue et difficile, je l’ignorais encore mais elle me révélait bien plus ma folie et ma névrose. Est-ce que je ne cherchais pas en réalité à être aimé ? Est-ce que je ne cherchais pas à régler mes propres problèmes en réalité ? Pire encore, était-ce mon égo qui dessinait le chemin devant moi ? La réponse à ces questions était oui, et ces motivations étaient tous plus ou moins inconscientes. Puis j’allais d’insatisfactions en insatisfactions, ce qui était ardu c’était justement d’y trouver de la satisfaction.
Mais l’égo au fait qu’est-ce que c’est ? N’est-ce pas un ça, un surmoi et un moi ? Un égo malade n’est-ce pas un moi faible qui croit que son moi est ce surmoi et ce ça ? J’étais dominé sans le savoir par une morale avec des idées douteuses et des instincts qui menaient ma vie autre part que je voulais en réalité aller. Je cherchais à devenir une bonne personne pour obtenir l’approbation, l’amour et le prestige. Lorsque j’en ai pris conscience j’ai eu un grand coup, QUELLE NÉVROSE ! J’ai étudié, j’ai lu également, ma question était comment développer un moi fort ? Aucune ne m’ont satisfaient. Puis je me suis intéressé à la spiritualité, puis j’ai encore lu et cherché.
J’ai réalisé qu’il y a des gens qui ont un moi fort avec des vies satisfaisantes, tant mieux pour eux. J’ai renoncé à ce moi fort car un raccourci existe pour moi et pour tous les autres écorchés de la vie. Ce raccourci c’est la spiritualité, remplacé ce moi par la spiritualité, non pas celle que j’ai appris dans mon enfance mais celle que j’ai trouvé sur ma route. L’égo ainsi est réduit à sa juste mesure. Mais ceci demande de la discipline car ce foutu égo à tendance à revenir.
L’amour inconditionnelle c’est quoi ? Est-ce que ça existe ? Je fais une nuance entre donner de l’amour inconditionnelle et aimer inconditionnellement. Je me rends compte de mes limites humaines, mais je découvre que l’amour est un sentiment et que le donner me le procure un quelque sorte. N’y a-t-il pas quelque chose d’égoïste dans cela ? N’est-ce pas encore l’égo qui cherche une satisfaction ? Mais en sort-on un jour de l’emprise de cet égo ? J’ai découvert dans le livre « De l’exigence à la préférence de Lucien Auger dans le chapitre les couleurs de l’amour » désolé si la citation n’est pas complète, que l’amour est en fait un ensemble de caractéristiques. Il existe une forme d’amour qu’on dit divin et qui est à la disposition d’un être humain. Comment puis-je en arriver à cette caractéristique de l’amour ? Peut-être ais-je été blessé dans le passé ? Peut-être que pour l’instant est-ce le seul amour que je suis en mesure de vivre ? Voilà, j’en suis là pour l’instant dans ma réflexion.
Quoi qu’il en soit, je découvre qu’une grande partie des ramasseurs d’étoile y arrivent non pas par choix mais par nécessité. Parce que remplacer ce moi par la spiritualité demande que je trouve le meilleur de moi-même pour mon plus grand bénéfice. Et après tout, pourquoi par me sauver moi-même et vivre une vie plus satisfaisante ? N’est- pas là la route du ramasseur d’étoile ?
Cher Stéphane,
Merci pour la profondeur de ton commentaire et ton témoignage de vie touchant.
Touchant parce qu’il est le mien, parce qu’il est celui de million d’autres, j’oserai même dire de l’Humanité, chacun en son temps.
Touchant parce que oui, c’est émouvant de voir un papillon chercher à se fondre dans la lumière, de voir un être répondre à l’appel de son âme.
Touchant parce que hier je suis tombée sur une citation qui m’a fait penser à un commentaire que tu avais écrit auparavant, mais je ne me souvenais plus que c’était toi, ni où, et je me suis dis qu’il fallait que je le retrouve pour le partager avec toi.
Merci à l’Univers d’avoir répondu à ma prière, la voici donc :
« Changer le monde n’est pas ta mission .
Te changer toi-même n’est pas ton devoir.
Eveiller ta véritable nature est ton opportunité. »
Mooji
Il est humain de chercher à donner ce que l’on n’a pas reçu. Ou plutôt, ce dont on a cru ne pas recevoir, parce que les apparences sont trompeuses.
Il est également impossible de donner ce qu’on n’a pas reçu, tant qu’on cherche à reproduire un idéal, une pensée, un exemple extérieur, tant qu’on ne l’a pas trouvé en soi.
Souvent, on donne pour recevoir, on aide pour être aidé, on aimé pour être aimé. Mais lorsqu’on agit ainsi, on le fait avec la croyance intérieure plus ou moins consciente qu’on en manque, sinon on ne le ferait pas…et donc ce qu’on donne est en manque également…
C’est une grâce et un énorme pas en avant d’en prendre conscience, même si c’est déstabilisant, parce qu’ainsi on se libère de la dépendance à l’extérieur, de la croyance qu’il peut nous manquer quelque chose.
Tout est déjà là. Nous sommes déjà tout ce à quoi nous aspirons tant : l’Amour, la Paix, la Joie, la Puissance sur notre vie…
Ne te juge pas trop durement. Ne condamne pas non plus ces ténèbres et ces zones d’ombres qui existent en chacun de nous. Ça fait partie du jeu. Elles sont nécessaires pour que notre Lumière puisse briller.
Ce ne sont pas des ennemies, elles existent pour nous permettre de nous créer, de faire l’expérience du choix, de la liberté, comme l’athlète rajoute volontairement des poids sur ses barres pour développer sa force musculaire.
Comme les petits enfants se cachent pour le plaisir d’être trouvés.
Ton commentaire même témoigne de comment ta souffrance due à l’emprisonnement, l’enfermement par l’ego a animé, nourrit ta quête et t’as amené jusqu’ici. Et ce n’est qu’un début…
La joie n’est-elle pas dans la découverte?
Comme toi, j’ai compris depuis peu de temps que ma quête spirituelle était avant tout motivée par le désir de cesser de souffrir, de vivre une vie plus satisfaisante, de connaître enfin la paix.
Il n’y aucun « mal » à cela, cela fait partie du chemin, de la maturation intérieure. C’est le but de la souffrance, si on la comprend : nous montrer les choix qui ne nous reflètent pas, qui n’expriment pas le meilleur de nous-même.
Mais c’est vrai que cette motivation est toujours une fuite.
Certains cherchent Dieu, l’Eveil, d’autres cherchent l’intensité des expériences sexuelles, sensuelles, du pouvoir, de l’alcool, des drogues, de la musique ou je ne sais quoi encore, mais ce sont toujours des fuites de notre profonde souffrance et insatisfaction intérieures.
Cependant, pour la plupart d’entre nous, c’est un passage obligé, il n’y a que ce moteur-là, au début, pour nous sortir de l’illusion.
Mais je peux témoigner ici que si l’on persévère dans notre quête, il arrive un moment où on va commencer à entrer en contact avec Qui Nous Sommes vraiment, on va toucher à la saveur exquise de notre Vérité, à la Joie intense de voir la vie Telle Quelle.
Et alors, les circonstances « négatives », les souffrances ou les insatisfactions de notre vie ne seront plus notre moteur principal.
Nous allons commencer à comprendre le vrai sens de la spiritualité qui est avant toute chose une quête de Notre Identité Véritable.
La soif de nous connaître vraiment, de savoir Qui Nous Sommes va commencer à prendre le pas sur la fuite de tout ce qui nous déplaît dans notre vie, et la saveur de celle-ci elle-même va changer.
Alors oui, je le vois comme toi, nous cherchons Dieu/l’Amour/la Vie pour des motifs égoïstes, si cela signifie que nous le faisons pour nous d’abord.
Et alors? Est-ce « mal », anormal de chercher en premier notre bien-être? Ou est-ce que nous sommes conditionnés depuis l’enfance à « penser d’abord aux autres », « se mettre en dernier », « se sacrifier pour les autres », etc…
Ces sentences sont-elles justifiées? Viennent-elles
vraiment de nous-mêmes ou est ce que ce sont les pensées d’autrui, de nos parents, éducateurs, de la société, la morale, que nous avons absorbées? Les avons-nous remises en question?
Pouvons-nous vraiment donner à autrui ce que nous ne sommes pas capables de nous donner à nous-même?
Est-ce que donner de l’amour à autrui signifie ne pas nous en donner à nous-même, ou pouvons-nous faire les deux?
Est-ce qu’être à l’écoute des besoins des autres signifie renoncer à nos propres besoins ou ne pouvons-nous pas faire l’un comme l’autre?
Est-ce qu’aider les autres est une obligation ou une occasion?
Aimer et aider autrui ne pourrait-il pas venir d’autre chose que du mental et du sens du « devoir », du « bien faire », de la « bonne conscience » et venir plutôt du bien-être que cela nous apporte?
Je ne dis pas du soulagement de notre « bonne conscience », mais du bien-être parce qu’on ressens que l’autre c’est Nous-même, que l’autre n’est qu’un autre aspect de nous-même, et qu’en réalité nous ne sommes qu’Un.
La définition de l’égoïsme, de l’ego, c’est la croyance en la séparation. C’est donc agir au détriment des autres. « Ma pomme d’abord les autres je m’en fous. » Cela procède d’une grande ignorance, ou plutôt d’une grande illusion, d’un grand sommeil. Cela procède de la peur de manquer, de perdre.
« Si je donne à l’autre je n’en aurais pas pour moi ». Cela nous prive de faire l’expérience de l’abondance dans le don de soi.
Comme tu le dis, la « récompense » de l’amour c’est d’aimer.
Et dans ce sens, oui, nous aimons pour nous-même d’abord, car c’est si bon d’aimer! Mais ce n’est pas de l’égoïsme car cela ne procède pas de la peur, ou de la croyance en la séparation, mais au contraire de la compréhension que « tout ce qui n’est pas donné est perdu ».
L’amour irréaliste ne peut pas exister, pour moi. Car l’Amour est la Réalité Ultime.
Je comprends tes mots plutôt comme l’Amour rarement rencontré, difficile à donner, parce qu’on a été conditionné pour croire que l’Amour peut être autre chose que SANS CONDITIONS.
L’amour “parce que” n’est pas de l’amour.
Et pourtant, pour la plupart d’entre nous, depuis qu’on est bébé, on nous a présent des « je t’aime parce que », je te donne parce que tu mérite, parce que tu es digne, etc… etc… C’est cela qui est irréaliste! Car il n’y a aucune joie à aimer ainsi.
En réalité, on aime parce que C’EST TROP BON D’AIMER. On apprend à s’aimer soi-même parce que cela nous donne un tel bien-être. On aime parce que c’est NOTRE VRAIE NATURE.
Comme un oiseau vole parce qu’il a des ailes.
Aimer, c’est être Qui Nous Sommes vraiment. C’est exprimer, refléter, déclarer, annoncer Qui Nous Sommes. Est-ce égoïste? Y a-t-il un autre but à la vie? Une joie plus grande?
Pourquoi ramassons-nous des étoiles? Même si ce n’est qu’une sur un million?
Parce que nous ne pouvons pas faire autrement. C’est la prolongation de qui nous sommes. C’est notre respiration. Nous ne le faisons pour personne d’autre que pour nous-même, parce que nous voyons l’étoile comme une partie de nous-même, et donc c’est spontané, naturel, évident, normal de le faire.
Quand on aime vraiment, on ne se pose pas de questions. On aime, c’est tout.
Et je crois profondément que c’est possible, pour chacun d’entre nous, puisque c’est notre Nature.
Il s’agit juste de se déconditionner, de se mettre à l’écoute de soi, de regarder la vie, le monde, les autres, soi-même, avec de nouveaux yeux.
Une dernière chose : lorsqu’on a compris que Nous Sommes Un, tout ce que nous faisons à autrui, nous le faisons à nous-même, et vice-versa. Donc nous faire du bien, nous éveiller, grandir intérieurement, élève l’Humanité toute entière.
Alors oui, Stéphane, je t’encourage à te “sauver” toi-même. Et j’ai une nouvelle pour toi : il n’y a QUE TOI qui peux le faire. Personne ne peut le faire à ta place. On peut juste te montrer le chemin, mais personne ne peut mieux t’aimer que Toi-même.
On se “sauve”, parce qu’on est perdu, parce qu’on S’EST perdu, on a oublié Qui on est…mais on a juste oublié. On ne peut être autre chose – jamais – que ce que Nous Sommes!
Namasté.
(Dieu en moi reconnaît et honore Dieu en toi.)
lénah